Collection de SAN-ANTONIO
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Type 0 & 1

Type 2

Type J

Type 3

Type 4

Type 5

Type 6

Hors série


Type 0 et 1 de couverture

Dans le tableau ci-dessous, vous trouverez les 3 références des San-Antonio, le texte en 4eme de couverture, une copie de la couverture.

D

SP SA

4ème de couverture

Couverture

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Laissez tomber la fille :
Avez-vous vu un morse jouer du saxophone ? Non ? Moi non plus, à vrai dire, mais je ne désespère pas. En revanche, je vous jure, mes amis, que j'ai déjà entendu un saxophone jouer du morse : dans un cabaret ! Au début, je n'y prêtais pas attention, vu que tout mon intérêt était porté sur la ravissante créature assise à mon côté. Moi, vous me connaissez... Très enclin à la bagatelle, mais jamais dépourvu du sens du devoir. Si vous pouviez savoir ce qu'il racontait, ce saxo, sous ses airs langoureux... Vous m'excuseriez d'avoir laissé tomber la fille ! Mais vous n'allez pas tarder à le savoir, fidèles comme je vous connais.

Laissez tomber la fille

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Les souris ont la peau tendre :
Un patron de bistrot portant, dans son arrière-salle, une épée à la taille, surtout au XX éme siècle, c'est assez extraordinaire. Mais franchement où ça se corse (chef-lieu Bastia - histoire de fomenter une petite guerre civile), où ça se corse, disais-je, c'est quand l'épée n'est pas à la taille du type, mais à travers la taille... Je tiens aussi à vous préciser que cette découverte n'est pas faite pour me réjouir, vu que l'épinglé était mon seul contact dans ce foutu bled... Pour lui, le contact a été plutôt rude, et pour moi, il risque de l'être aussi, je le crains, car j'entends déjà mugir, au loin, une sirène de police...

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Mes hommages à la donzelle :
Il y a une multitude de choses dont j'ai horreur. Les jeunes filles de plus de quatre-vingt-dix-sept ans, tout d'abord. Le poisson mal cuit, aussi. Puis les liaisons mal-t-à-propos ; les ouatères de wagons de seconde classe ; les bitures de Bérurier et les imparfaits du subjonctif de Pinaud. Mais s'il y a une chose qui m'énerve par-dessus tout, qui me file au bord du delirium très mince, c'est qu'on s'asseye sur mon chapeau... Surtout au cinéma... Surtout quand on l'a fait exprès... Surtout quand c'est le dargeot d'un truand qui est l'outrageur... Surtout quand tout ça cache le commencement d'une aventure insensée !

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Du plomb dans les tripes :
Quand j'étais môme et que ma bonne vieille Félicie m'emmenait en vacances à la montagne, dans le Jura, j'adorais fureter du côté de la scierie. J'ai toujours aimé l'odeur du bois fraîchement coupé et le grincement plaintif des scies mécaniques mordant le sapin... Non, ne croyez pas que je cherche à vous pondre de la Haute Littérature, ni que le bucolique (néphrétique) soit à l'ordre du jour, car je vous jure que cette passion de mon enfance, je l'ai perdue... A tout jamais... Car présentement, je me trouve lié sur une de ces scies qui faisaient mon admiration... Et c'est moi qui fais le rondin. La lame se trouve très exactement à 1 mm de mon buste et je ne dispose plus que d'un centième de seconde pour agir... C'est ce qui s'appelle avoir du pain sur la planche .

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Des dragées sans baptême :
Lorsque votre chef vous demande à brûle-pourpoint ce que vous pensez d'un copain, on ne peut que la boucler un instant, ne serait-ce que pour se demander ce qui le pousse à poser une question pareille et aussi comment on va y répondre. Le grand patron est agité. Il est adossé au radiateur, ou plutôt, comme il mesure deux mètres, il est assis dessus. Il passe sans arrêt sa main fine sur son crâne en peau de fesse véritable. Ses yeux bleuâtres me considèrent avec intérêt. Je sens qu'à moins d'accepter de passer pour une truffe le moment est venu de me manifester. Je me racle le gosier. -Wolf, je balbutie... Wolf... Ben, c'est un bon petit gars, non ? - Non, San-Antonio: Wolf n'est pas un bon petit gars, et vous le savez aussi bien que moi...

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Des clientes pour la morgue :
Si je voulais l'envoyer rejoindre Crâne pelé dans la baille, je n'aurais qu'une bourrade à lui administrer. Mais je ne tiens pas à procéder ainsi car ce faisant je perdrais le plus important témoin de mon affaire.
Et comme ce témoin est par la même occasion le principal inculpé, vous comprendrez sans qu'on vous l'écrive au néon dans la cervelle que je sois enclin à ne pas me séparer de lui. Un inculpé de cette catégorie, je l'aurai payé le prix !

7 43 50 Descendez-le à la prochaine :
Le gars qui pourrait me prouver par a + b qu'il a, au cours de son existence, exécuté une besogne plus débectante que celle à laquelle je me livre depuis une huitaine de jours aurait droit, selon moi, au salut militaire, au salut étemel et à une place assise dans les chemins de fer. Faut vraiment avoir le palpitant arrimé avec du gros filin pour tenir le choc. Et je le tiens, moi, le choc, parce que mon job c'est justement de ne pas faire la fine bouche. Voilà une semaine que je visite les morgues de France à la recherche d'un cadavre...

8 48 2 Passez-moi la joconde :
Un petit loulou de Poméranie qui se tortille dans la clarté de mes phares. Il vient de se faire ratatiner par une bagnole.
Moi, bonne pomme, je descends pour lui administrer la potion calmante et définitive. Et voilà !
Je viens de mettre le doigt dans un engrenage qui conduit à une Joconde au sourire plutôt inquiétant.

9 52 3 Sérénade pour une souris défunte :
Voilà maintenant que le Boss me fait prendre les patins de ses amis ! Il faut reconnaître que le turbin qui échoit sur la tête de son pote est de first quality !
Jugez plutôt : son fils va être cravaté de chanvre incessamment et peut-être avant par la justice britannique. Je vêts l'habit ecclésiastique pour rencontrer le condamné. Brusquement, je sens que ce mec est innocent. Une drôle de sérénade en perspective !

10 57 4 Rue des macchabées :
Au lieu de passer au centre des chèques postaux, aujourd'hui, j'aurais mieux fait de me consacrer à des amours ancillaires (celles que je préfère).
Au guichet, j'avise un vieux type blême et pâle des crayons qui retire de l'artiche. Où ça se complique, c'est quand je retrouve pépère, assis dans sa bagnole, bien sagement, mais un peu mort ! Alors je me mets en piste, courant de surprise en surprise au long de la rue des Macchabées.

11 59 51 Bas les pattes :
Vous me croirez si vous voudrez, comme dit mon éternel Bérurier, mais à Chicago, un flic français en mission officielle a beaucoup plus de problèmes avec la police locale qu'avec les gangsters ! Nulle part au monde, les poulets n'aiment qu'on vienne marcher sur leurs plates-bandes, mais aux Etats-Unis, c'est pire qu'ailleurs... Peut-être qu'ils craignent qu'on leur pique leur " enveloppe " au passage ! Halte-làl... Pas touche !... Bas les pattes !... C'est notre affaire... BAS LES PATTES ! ils disent, les poulagas, et les durs répliquent " hands up ! ", ce qui prouve que ce pays est bien celui des contradictions. Il n'y a que les gonzesses qui soient comme chez nous... Surtout les taxi-girls à qui j'ai eu affaire tout au cours de ma mission... Leur devise, à elles, ce serait plutôt " legs up ", " jambes en l'air " si vous préférez.

12 63 53 Deuil express :
Ce bouquin doit suffire à intriguer un zig dont l'existence n'est pas particulièrement de tout repos. Il va se demander si c'est un coup de la police ou d'une autre bande.
Dans l'expectative, il lira.
Quant à moi, en voilà assez pour aujourd'hui. Je n'ai plus qu'à aller me coller dans les toiles en attendant que la Terre ait fini son petit tour dans le noir.

13 67 54 J'ai bien l'honneur de vous buter :
Je marche un peu, histoire de briser ma tension nerveuse. Mais c'est une coriace que cette tension-là! Une seconde cigarette ne l'entame pas davantage. Au contraire, j'ai l'impression qu'elle est toute prête à se rompre... Je jette un coup de saveur à ma breloque; voilà près de deux heures qu'elle est entrée dans la carrée, Elia... Et celle-ci demeure aussi inerte et silencieuse qu'auparavant. Il n'y a toujours qu'une fenêtre éclairée... Et quand je dis éclairée, j'exagère... Simplement on décèle une lueur... Que fabrique-t-elle derrière cette façade croulante?...

14 71 55 C'est mort et ça ne sait pas !
Je vous ai déjà passablement baladés à travers le monde, dans toutes les couches de toutes les sociétés, mais je n'ai pas souvenir de vous avoir présenté le Pape. N'en déduisez pas trop vite que ce bouquin se passe au Vatican et que Sa Sainteté, que je respecte profondément, est l'acteur d'une de mes facétieuses aventures! Vous n'y êtes pas du tout. Le Pape dont je parle, s'il s'appelle Paul, ne porte pas de matricule ou plutôt n'en porte plus, vu que voilà bientôt dix piges qu'il est sorti de taule. Et c'est en toute candeur qu'il a troqué la casquette-à-julot pour la tiare pontificale de la religion... luciférienne! Cette fois, vous avez pigé ! Oui, mes amis, je vous emmène faire un tour dans une société secrète, avec messes noires, sacrifices et tout le schbigntz...Vous l'imaginez, votre San-Antonio, en enfant de diable? Ne vous inquiétez pas si mon encensoir fume, c'est qu'il vient de cracher quelques bastos de 9 mm.

15 76 56 Messieurs les hommes :
Savez-vous que la pègre vient de s'enrichir d'une nouvelle recrue ? Et pas une demi-portion, croyez-moi1 Du vrai casseur... Du qui file la rouste aux caïds de Pigalle... Du qui se permet de descendre un flic en plein commissariat. Son nom ? Pour Messieurs les hommes, il s'appelle Bemard Tonacci... Ça ne vous dit rien? Alors, je vais vous en balancer davantage : à la P.J., ce zigoto est plus connu sous le nom de commissaire San-Antonio. Pas de panique... Rassurez-vous, je n'ai pas changé de bord... Mais il faut admettre que tout pourrait le laisser croire au début de ce chef-d'oeuvre.

16 81 57 Du mouron à se faire : 
Cette histoire a commencé très bizarrement. Depuis une quinzaine, je me faisais tarter à Liège, dans l'attente d'éventuels espions qui devaient passer par là. Pourtant, j'adore cette ville au charme provincial, mais franchement, quinze jours sans action... Ça me devient vite insupportable. Et puis un matin, alors que j'étais encore dans ma chambre d'hôtel, mon attention a été sollicitée par un curieux éclat lumineux. Je me suis approché par le balcon de la chambre voisine, et là j'ai vu le spectacle le plus insolite de ma vie. N'allez pas imaginer du gaulois..., du paillard..., du pomo... Pas du tout.Il y avait dans la pièce un brave monsieur occupé à fourrer des fruits confits avec des...diamants! Quelques heures plus tard, je l'ai revu, le type. Mais je n'ai pas eu l'occasion de lui poser des questions, vu qu'il était en train de tomber du sixième étage dans une cage d'ascenseur...

17 85 58 Le fil à couper le beurre :
L'ambiance de la Foire du Trône, c'est quelque chose d'inoubliable pour un môme. De temps en temps, ça ne fait pas de mal d'aller prendre un bain de jeunesse pour se laver de toute la pourriture quotidienne. Seulement moi, je ne peux plus faire trois pas sans rencontrer des connaissances : la rançon de la gloire, quoi! Bien sûr, mon métier m'a amené dans tous les milieux, et je compte des amis dans les sphères les plus hautes. Pourtant, ce jour-là, je n'ai pas eu affaire au gratin. Et cette furieuse bagarre parmi les joyeux fêtards m'a valu de retrouver ce vieux Carmona! Et de me plonger dans une des aventures les plus ahurissantes...

18 90 59 Fais gaffe à tes os :
Derrière moi, il y a le passage à niveau où l'homme se fit ratatiner par un rapide... Je laisse ma voiture sur le bord du fossé et je me mets en quête du numéro 12... Pas marle à dénicher... C'est une petite construction sans étage, couverte d'ardoise... M'est avis qu'il s'agissait d'un pavillon de chasse situé au fond d'un parc. La voie ferrée a coupé le parc et on a vendu le morcif de terrain avec la masure. Schwob l'a fait réparer, mais il y a un certain temps, car elle n'est plus très fraîche... Les volets sont clos... Dans la lumière blafarde de la lune, ce pavillon a quelque chose d'inquiétant. J'ai comme l'impression de l'avoir déjà vu sur la couverture de " Mystère-Magazine "!

19 93 61 A tue... et à toi :
Dubois, lui, tout en gobant ses marennes, m'expliquait en détail la gastro-entérite de sa femme de ménage...
C'est vous dire si la plus totale harmonie régnait dans la salle à manger de ces bons amis !
Et soudain, au moment pile où la mère Dubois se la radinait, portant triomphalement une gigantesque marmite recelant le cassoulet : vlan ! ou plutôt "dring !" le bignou s'est mis à carillonner...

20 101 62 Ça tourne au vinaigre :
Béru ne bronche pas... Je lui file une bourrade et le Gros bascule contre la vitre. Alors,je sens une cohorte de fourmis envahir mon calbar et remonter le long de mon anatomie. J'actionne le plafonnier de la voiture et je vois une formidable flaque de sang surla banquette.
Le Gros a bloqué une praline dans la région du cou et il s'est à peu près vidé. Tel, il me paraît un peu mort. Toute l'affection que je lui porte me remonte à la gorge. - " Béru ! je balbutie. Béru, vieux pote, joue pas au con... Tu m'entends, dis ? "

21 108 63 Les doigts dans le nez : 
Il se soulève, prend sa chaise et me l'abat sur le crâne. Aussi fastoche que je viens de vous le dire. Mon bras paralysé par le coup de poêle à frire n'a pas eu la force de se lever pour braquer le soufflant.
Je biche le siège en pleine bouille et illico je me trouve inscrit au barreau. Ça se met à toumiquer autour de moi. J'essaie de me cramponner à la table, mais des nèfles ! Je vais à dame. Le couple de petits rentiers tranquilles me saute alors dessus et fait une danse incantatoire sur ma personne.

22 111 65 Au suivant de ces messieurs :
Comme j'ouvre la porte, je fais un bond en arrière qui m'envoie dinguer dans le porte-pébroques. Il y a trois messieurs sur le paillasson, qui s'apprêtaient à sonner.
Et ceux-là, pas d'erreur possible, ce sont des vrais de vrais. Ils ont des bouilles qui ne trompent pas. Ils seraient nègres ou nains que ça ne se verrait pas davantage.
Le gnard San-Antonio se demande à la brutale si, par hasard, ça ne serait pas le commencement de la fin.

23 117 66 Des gueules d'enterrement :
Il me regarde avec intérêt et commisération. - Vous êtes monsieur Berthier ? demande-t-il. Il se dégrafe le col pour avoir plus de possibilités oratoires.
- Non, réponds-je, pourquoi ? - Je venais à cause que Mme Berthier a eu un petit ennui, fait-il gauchement. - Ah ? - Oui, elle s'est fait écraser par une auto...
- Et elle est morte ? - Tuée net. - C'est ce que vous appelez un petit ennui, vous ?

24 123 67 Les anges se font plumer :
Une lettre et un chiffre rédigés hâtivement sur un petit bout de papier : K 2. Ça pouvait vouloir dire beaucoup de choses... Ça pouvait ne rien signifier du tout... Mais moi je ne crois pas qu'on puisse écrire deux signes, comme ça, sans que quelque chose ne se trame quelque part. K 2 ? Une marque de détachant... Il manque le R. Un morceau de jeu de bataille navale ? Pas sérieux... Le nom du deuxième sommet du monde, le KapaDue ? Pourquoi pas... K 2 ? Ça ne vous dit rien, à vous ? Moi si... aujourd'hui...Aujourd'hui... que j'ai rassemblé tous les éléments du puzzle.

25 129 68 La tombola des voyous :
Quand on prétend être un grand pêcheur, l'as de la ligne toutes catégories, il ne faut pas dévoiler ses secrets... surtout quand ils sont aussi curieux que ceux du valeureux Bérurier. Devinez avec quoi il appâte, le Gros? Avec certaines parties des bovins qui constituent toute la différence entre un taureau et un boeuf, si vous voyez ce que je veux dire? Et c'est à cause de cette bizarre technique que tout a commencé. Nous étions penchés sur un immense bac d'abats, aux Halles, à la recherche du morceau convoité, quand le père Pinaud qui nous avait accompagnés pousse un léger cri et s'évanouit. Un coup d'oeil dans le bac m'avait renseigné... Ce n'était vraiment pas beau à voir, et ça n'avait jamais appartenu à un Quadrupède !

26 141 70 J'ai peur des mouches :
Moi, vous me connaissez? Je n'ai jamais eu peur de rien1 J'ai entendu siffler pas mal de balles à mes oreilles... Il m'est mème arrivé de ne pas les entendre passer pour la bonne raison que je les avais interceptées au vol... Je me suis bagarré avec des typesplus colosses que celui de l'île de Rhodes, j'ai pris des gnons... sans jamais connaître le sentiment de la peur. On m'a fait le coup de la baignoire, celui de la scie à métaux sur le tibia, les allumettes enflammées sous les ongles, la cigarette écrasée sur la joue, et toujours sans m'arracher un cri ni un mot. C'est à peine si je perdais le sourire. Et pourtant... aujourd'hui, " J'ai peur des mouches "... Ces minuscules diptères me terrorisent, car dans la contrée où je suis, elles véhiculent la mort... La plus atroce des morts.

27 145 71 Le secret de polichinelle :
Quatre jours après cette partie de chasse mémorable qui se solda par une hécatombe, le Vieux me fait appeler dans son burlingue secret. La pièce est triste comme un vieux numéro de la "Revue boursière", et le maître des Services paraît aussi joyeux qu'une catastrophe minière. Il est droit devant son bureau d'acjou lorsque j'entre. Ses poings sont posés à chaque extrémité de son sous-main et son ront relié pleine peau de fessebrille à la lumière de son réflecteur. - " San-Antonio, vous ne devinerez jamais la raison pour laquelle je vous ai mandé... "

28 151 72 Du poulet au menu :
Lorsque la grande aiguille de ma montre a fait sa révolution sur le cadran, la porte de l'usine se rouvre et mon zigoto réapparaît. Il est plus furtifqu'un souvenir polisson et il se met à foncer dans la partie obscure du quai, la tronche rentrée dans les épaules... Il marche vite, sans courir cependant... Il semble avoir peur... Oui, pas de doute, il est terrorisé... Je lui laisse du champ et je démarre en douceur. Soudain, il se cabre. Dans l'ombre, devant lui, se tient une seconde auto, tous feux éteints... Il marque un temps et s'écarte pour passer. Dedans, j'aperçois vaguement deux silhouettes...

29 157 40 Tu vas trinquer, San-Antonio :
Deux ivrognes et un clébard, voilà tout ce dont je dispose pour démarrer mon enquête aux U.S.A.
Les deux poivrots ont pour noms Bérurier et Pinaud et le chien est un gentil boxer, baveur à souhait ! L'Empire State Building aux pieds de Béru, il faut avoir vu ça.
Mais je vais en voir bien d'autres au milieu de la pègre new-yorkaise. Mes acolytes boivent, mais c'est naturellement votre bon San-Antonio qui va trinquer.

30 163 7 En long, en large, en travers :
Le roi de la sardine à l'huile a disparu ! La recherche dans l'intérêt des familles, c'est pas mon blot! Mais quand Béru et Pinaud se volatilisent à leur tour, je me mets en chasse... En compagnie de la légitime du disparu. Une jeune femme inconsolable...
Inconsolable ? Tous les locataires de l'hôtel de la Manche affirment l'avoir entendue gémir toute la nuit... Mais pas de chagrin, croyez-moi ! Approchez, mes belles, je vais vous raconter ça en long, en large et en travers.

31 173 8 La vérité en salade :
Le maquillage de la mémère se craquelle comme une terre trop cuite. Elle a trois tours de perlouzes sur le goitre, deux suspensions avec éclairage indirect aux étiquettes et une dizaine de bagues qui la font scintiller comme l'autoroute de l'Ouest au soir d'un lundi de Pâques.
Figurez-vous que ce monticule aurifié et horrifiant s'envoie un jules de vingt... carats ! Seulement, ce petit téméraire vient de se faire allonger..., du moins tout le donne à penser... " Fouette dents de scie ", comme dit Bérurier, cet angliciste distingué !

32 179 73 Prenez-en de la graine :
Mes petits lecteurs chéris, je crois que depuis le temps qu'on se connait on commence à bien se connaître, comme le disait si justement Vincent Toriol à la bataille de Marignan (33, Champs-Elysées, Paris).
Alors je vais vous en annoncer une qui méritera d'être prise en considération et dans le sens de la hauteur: je compte vous faire rire avec ce bouquin.

33 188 74 On t'enverra du monde :
- Eh bien! Eh bien, Béru, t'as des vapeurs ?
- M'en parle pas, balbutie-t-il, je suis un mec terminé !
- On en reparlera quand tu seras dans ton costar en planches, dis-moi un peu ce qui ne carbure pas ?
Ma femme a disparu, lâche le Gros. Et de ponctuer cette révélation par un bannissement qui fêlerait une plaque de blindage.

34 194 76 San-Antonio met le paquet :
C'est par un petit événement en marge de nos activités professionnelles que démarre cette fois-ci l'aventure.
Une aventure vraiment extraordinaire, vous pourrez en juger par la suite si vous avez la patience de poursuivre.
Une aventure comme, à dire vrai, il ne m'en était encore jamais arrivé.

35 201 77 Entre la vie et la morgue :
- Qu'est-il arrivé ? s'inquiète le chef de train. - Ça se voit, non ?
- Cette personne est tombée ? - Un peu, et elle s'est plutôt fait mal.
- Elle était avec vous? - C'est-à-dire qu'elle se trouvait dans mon compartiment. Je lui bonnis l'incident du mironton venu tirer la chevillette. Elle portait des lunettes, dis je. Il paraît qu'elle a voulu aller aux toilettes et s'est trompée de lourde.

36 207 9 Tout le plaisir est pour moi :
J'ai rencontré à travers le vaste monde et le long de ma vie bien des femmes exigeantes. Des qui me demandaient de remplacer leur mari au pied levé ; des qui réclamaient ceci et d'autres qui sollicitaient cela et toujours je me suis évertué à les satisfaire. Mais la frangine, ce coup-là, attend vraiment l'impossible de votre San-A.chéri... Un impossible réellement... impossible... Mais moi, vous me connaissez ; rien ne peut m'arrêter ! Alors, poliment, je me penche sur le décolleté de la poupée et je susurre : "Mais voyons, chère amie, tout le plaisir est pour moi !"

37 216 5 Du sirop pour les guêpes :
Vacances peinardes sur la Côte... Boîte de nuit dans la pinède... Une frangine de vingt berges dans mes bras... Et voilà que ça démarre... Un ancien pote à moi vient se faire rectifier à mon nez et à ma barbe...
Un Bérurier beurré qui se radine... Un nouveau meurtre... Finie ma belle tranquillité...
Décidément, j'attire l'embrouille comme le sirop attire les guêpes !

38 225 15 Du brut pour les brutes :
Boris Alliachev, vous connaissez ? Espion intemational... Recherché dans une tripotée de pays... Enfin le genre de mec que tout flic normalement constitué rêve d'agrafer à son palmarès ! Figurez-vous que je l'ai précisément sous les yeux, en ce moment... Il est assis dans un restaurant russe et il jaffe du caviar comme un qui aurait la conscience tranquille et le larfouillet bourré. Seulement voilà qu'un pastaga démarre dans les parages : un jules, laid comme un dargifde singe, entreprend de dérouiller sa poule, une ravissante môme de vingt berges. Mais ce n'est pas le genre de chose qu'on fait devant S.-A., pas vrai ? Alors je sors mon uppercut des grands jours... Et pendant la bagarre, le Boris, lui, il prend la tangente ! Vilaine affure, les gars, mais cette brute de S.-A. n'a pas dit son dernier mot !

39 233 16 J'suis comme ça :
Y'en a d'autres qui sont autrement, mais moi, que voulez-vous, j'suis comme ça ! Vous le savez, je suis habitué aux coups les plus durs et les plus vaches. Mais celui qui m'arrive sur le coin de la hure est le plus bas que j'aie jamais encaissé : ON A KIDNAPPE FELICIE ! Si vous n'avez jamais vu un San-Antonio féroce, un San-Antonio effrayant de colère, vous allez être servis. Avec Béru, on s'est bien juré que le premier des ravisseurs de ma mère qui nous tombera sous la paluche aura droit à une concession au Père-Lachaise... Qu'on se le dise !

40 238 78 San-Antonio renvoie la balle :
Il y a des jours où c'est pas votre jour ! C'est pas Bérurier qui me contredira ! Pourtant, il était plutôt batouze avec son élégant costume aubergine et ses bottes de pêche... Paré qu'il était pour assister à la grande rencontre de football France- Exéma ! Il est balèze, le Béru, seulement de là à affronter les onze joueurs de l'équipe de France...
Dimanche mémorable qui a marqué le début de la plus fantastique enquête de ma carrière. Et si les balles ont plu sur le terrain, c'était pas toujours en direction des buts !

41 244 80 Berceuse pour Bérurier :
Je file un coup de périscope hors de ma tire et j'avise une Aronde qui se pointe à ma hauteur.
L'espace d'une seconde, je me dis qu'il s'agit peut-être d'un coup fourré organisé par des malfrats qui en voudraient à mes os préférés, mais je décide que des truands ne klaxonneraient pas pour se signaler à mon attention et que, d'autre part, ils ne rouleraient pas dans une Aronde.
Alors je lève le pied...

42 250 81 Ne mangez pas la consigne :
L'homme cagoulé est en train d'affûter la lame courbe d'un cimeterre. Le cimeterre marin dont causait Valéry.
Ce cimeterre-là va m'expédier au cimetière sur une vraie meule.
Une meule électrique, siouplaît, ce qui m'inciterait à penser que nous sommes dans un atelier.

43 259 83 La fin des haricots :
A peine ai-je franchi le seuil que je m'arrête, pétrifié par la surprise.
La môme Danièle fit au bas de l'escalier, la tête sur le carrelage du vestibule.
Elle a la coquille fêlée et une mare de sang achève de se figer. Je m'agenouille auprès de la pauvrette et je glisse la main entre ses roberts. Partie sans laisser d'adresse.

44 265 84 Y a bon, San-Antonio :
Je m'agenouille et je palpe la terre battue. Un contact terrifiant me court-circuite les centres nerveux.
Je viens de rencontrer une main. Elle est froide. Je dompte ma répulsion et je palpe encore. Après la main vient le poignet, puis l'avant-bras, puis le bras, l'épaule...
Un cadavre! Il y a un cadavre dans la cave à vin.

45 273 86 De "A" jusqu'à "Z" :
Mes funérailles étaient prévues pour dix heures, mais dès neuf heures, la maison était déjà pleine de gens. Tout le monde pleurait, ce qui me touchait beaucoup. Sur les faire-part on avait précisé " ni fleurs ni couronnes ", histoire de ne pas mettre les copains dans les frais, mais, nonobstant cette recommandation, la plupart des assistants s'annonçaient avec des gerbes, des couronnes, des coussins d'oeillets, des croix en roses et autres joyeux présents. Oui, il faut vraiment mourir pour mesurer le degré de sa popularité. J'en étais tout ému. Mais quand j'ai vu radiner le Gros, beau comme une pissotière repeinte, dans un complet noir, avec une chemise vraiment (et très provisoirement) blanche, soutenu par Alfred le coiffeur, mon coeur m'est remonté dans le gosier.

46 281 18 San-Antonio chez les Mac :
Connaissez-vous Stinginess Castle ? Au fin fond des Highlands, en Ecosse, ce château se dresse sur une colline dans les brumes britanniques. Un nouveau fantôme le hante depuis quelque temps. Et un fantôme de poids! Il a pour nom: BERURIER !
Et si vous saviez ce que le Gros et votre valeureux San-Antonio maquillent dans ce château de cauchemar, vous en auriez la chair de poule. Un renseignement : si vous entendez un craquement dans la pièce d'à côté pendant que vous lisez ce chef-d'oeuvre, ne cherchez pas, c'est le fantôme de quelque Mac !

47 293 10 Fleur de nave vinaigrette :
Avez-vous déjà vu un personnage obèse, cradingue, vinasseux et violacé, en pantoufles, maillot de corps gris (mais qui fut blanc jadis), portant un pantalon de coutil rapiécé, affublé d'un véritable sombrero mexicain se prélasser dans les fauteuils du Boeing Paris-Tokyo ? Assurément non ! Pour se délecter d'une pareille situation, il faut avoir lu " Fleur de nave vinaigrette ". Au passage : savez-vous comment se traduit "Fleur de nave" en japonais? "Bey-Rhû-Ryé" ! Rigoureusement authentique !Si vous ne me croyez pas, consultez votre judoka habituel.

48 305 11 Ménage tes méninges :
L'histoire qui est racontée ici est rigoureusement vraie. Je n'y ai pas changé une virgule. J'ai seulement modifié les événements, déformé les faits, interverti les situations, débaptisé les personnages et déplacé l'action. J'ai également pris des libertés avec le lecteur, le vocabulaire de l'affabulation. Oui, j'ai fait tout cela. Mais, parole d'homme, je n'ai pas changé une virgule à l'histoire. J'aurais peut-être dû... Ça aurait évité à Béru et au beau San-Antonio de se trouver dans la situation la plus effarante de leur brillante carrière. Et comme dit ce grand intellectuel de Bérurier : " Ménage tes méninges ", gars, et prépare tes mécaniques.

49 317 12 Le loup habillé en grand-mère :
On ne peut jamais prévoir la réaction des gens ! Je vous prends à témoin, mes amis : si vous receviez par la poste 20 000 000 A.F. signés anonyme, quelle serait votre réaction? J'en connais qui les convertiraient aussitôt en bons du Trésor..., d'autres qui s'offriraient illico une douzaine de danseuses..., d'autres encore qui se feraient construire un coquet pavillon à Créteil... Eh bien, le bonhomme qui vient d'entrer dans mon burlingue est d'un genre différent, lui : il veut porter plainte ! Comme dit Bérurier : "Une telle honnêteté, c'est pas honnête !"

50 321 13 San-Antonio chez les "gones" :
Si vous avez des enfants et si vous êtes tatillons sur leur éducation, je ne vous conseille pas de les envoyer à l'école de " Grangognant-au-Mont-d'or ". Et cela pour deux raisons : la première est que ce paisible village de la région lyonnaise est actuellement le siège d'un drame qui bouleverse toute la France: les "gones" y disparaissent les uns après les autres et l'on assassine les maîtres d'école. La deuxième raison est que le nouvel instituteur a pour nom Bérurier ! Je ne vous en dis pas plus !

51 333 19 San-Antonio polka :
Sans vouloir me vanter, vous savez bien que je suis suffisamment sublime pour ne pas avoir besoin de me faire mousser, je suis un skieur de first quality. Selon Béru, je possède à fond la technique du "sale-homme géant", du "Juliénas léger" et du "rapage contrôlé". Et c'est peut-être grâce à ces qualités que j'ai pu éviter une catastrophe nationale ! Comment ? Entrez dans la danse et vous le saurez. Et en avant la polka de San-Antonio.

52 343 14 En peignant la girafe : 
Ceux qui n'ont jamais vu un individu manger tour à tour : " .., une semelle de chaussure, un crapaud vivant, une selle de vélo, une corne à poudre, une autre de chef de gare, un écureuil empaillé et un cadran solaire... ", n'ont jamais vu Bérurier dans le plus extraordinaire numéro de boulimie de tous les temps1 Ceux-là ne peuvent pas non plus imaginer le fabuleux San-Antonio tout en haut d'une grande échelle, occupé à peigner la girafe!

53 358 21 Le coup du père François :
Connaissez-vous l'Alabanie ? C'est un coquet pays d'Europe du Sud qui a pour principales ressources l'exploitation des cactus et l'aide de la Chine populaire. Figurez-vous qu'il se passe des choses bizarroïdes à l'ambassade alabanienne de Paris... Mais le gros Bérurier et votre San-Antonio préféré vont sérieusement s'occuper du problème, croyez-moi! Malheureusement, le révérend Pinaud manque à l'appel et savez-vous pourquoi ? Parce que les Alabaniens lui ont fait la plus terrible, la plus perverse, la plus française des farces... "Le Coup du père François"

54 385 41 Le gala des emplumés :
J'ai déjà exécuté pas mal de missions peu ordinaires, franchement originales, voire extravagantes. Mais celle qui me débarque sur les endosses est, comme dit Béru, " à tomber le c.., par terre ". Figurez-vous qu'au cours du grand gala de la Rousse, le Vieux me prend à part, me tend la photo d'une gentille dadame d'une quarantaine de balais et me virgule : " Je ne vous demande qu'une chose, San-A, devenir l'amant de cette femme. " Tout à fait un travail dans mes cordes... Mais il avait oublié un petit détail, le Tondu : la photo datait de vingt ans !

55 391 22 Votez Bérurier :
Par autorisations spéciales du préfet de Seine-et-Eure et du garde champêtre de Bellecombe, nous reproduisons fidèlement la plus étrange affiche électorale jamais placardée : " Bellecombais, Bellecombaises ! On n'est pas ce que vous croyez! La preuve, c'est que moi, Bérurier Alexandre-Benoît, inspecteur principal, je lance un défi à l'assassin de Bellecombe en me présentant à vos suffrages! S'il veut m'empêcher de candider, qu'il y vienne! La politique je m'ai toujours assis dessus, et sans coussins ! C'est pourquoi je me présente sous un nouveau parti dont moi et l'ex-adjudant Paul Morbleut, mon adjoint, on est les fondateurs et les membres virils : le P.A.F. (Parti amélioré français). Ce soir, dans la salle des réunions, on vous définira notre programme. Venez nombreux, l'assassin y compris! Et surtout : Votez BERURIER ! "

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427 87 Bérurier au sérail  :
Figurez-vous qu'Alcide Sulfurik, plus connu dans les milieux de l'espionnage sous le matricule S04 H2, a été kidnappé au retour d'une importante mission en Chine populaire par un commando de rebelles arabes dans l'aride pays de Kelsaltan! Connaissez-vous le Kelsaltan ? Il est situé très exactement à l'angle du golfe Persique et de l'avenue Raymond-Poincaré... C'est vous dire... Pour l'atteindre, il faut, à dos de chameau, traverser le grand Rasibus ou désert de la soif. Et, par ironie, il a fallu que pour accompagner votre valeureux, SAN-ANTONIO dans cette mission périlleuse on fasse appel à Pinaud et surtout à BERURIER ! Je ne vous en dis pas plus... Joignez-vous à notre étrange caravane et venez visiter le sérail du cheikh BERURIER (qui est d'ailleurs un cheikh avec provision).

57 443 88 La rate au court-bouillon :
Je ne pouvais pas imaginer qu'un jour je verrais un spectacle pareil! BERURIER évoluant parmi l'élite mondiale, cohabitant avec tout ce que la terre a pu produire comme rois, reines, présidents, milliardaires, sommités artistiques... Je vous jure qu'il faut avoir vu ça au moins une fois dans son existence ! Et si tout ce gratin (dont nous étions) n'avait pas été à deux doigts de l'anéantissement atomique, j'aurais ri, mais ri, à m'en mettre la rate au court-bouillon !

58 485 23 Vas-y Béru :
Quand la première salve est servie, on enclenche un deuxième chargeur. Le temps prend son temps dans ma tronche, bien que le mitrailleur fasse fissa. Je pense avec une incroyable lucidité. Je me dis des trucs, des choses, des machins. Je devine les mouvements de notre agresseur comme si je le voyais. J'ai entendu un cri et je sais qu'un de mes compagnons a été touché. Je passe la main sous ma veste afin de dégager mon excellent camarade Tu-tues de sa gaine. Faut agir mollo pour éviter d'émettre un bruit qui me situerait. Je n'y vois que tchi. Faut que j'attende la deuxième seringuée afin de situer le tireur. Dangereux, car en v'là un qui semble vouloir faire le ménage complet.


2ème type de couverture

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4ème de couverture

Couverture

59 511 24 Tango chinetoque :
Moi, vous me connaissez ? J'ai pas l'habitude de vous mener en bateau, et quand ça m'arrive, c'est moi qui rame ! Alors si je vous affirme que vous n'avez pas encore jamais lu un bouquin comme celui-ci, vous pouvez me croire ! Dans le " Tango chinetoque ", vous allez trouver des trucs qui vous feront dresser les poils des bras sur la tronche ! Vous y verrez comment, en Chine, on fabrique mille kilomètres d'autoroute par jour ! Comment un mouton tombe amoureux de Béru ! Comment Béru opère de l'appendicite un zig qui n'en a pas besoin ! Vous y verrez comment le Gros et moi on se paye une virouze dans le cosmos ! Parfaitement ! Et puis, l'amour à la chinoise, ça ne vous dit rien ? Cette extraordinaire aventure se passe en Chine, mais on ne rit pas jaune pour autant. Et si le coq gaulois se fait déplumasser le dargif par moments, ça ne l'empêche pas de chanter fort ! Non, franchement, je plains Louis XVI qui est mort trop tôt pour avoir pu lire ça !

60 523 25 Salut, mon pope ! :
On a chouravé la Victoire de Samothrace. De quoi perdre la tête, nous aussi, les gars ! Heureusement que Pinaud se découvre des dons de Sherlock Holmes que personne n'aurait jamais soupçonnés. Malheureusement, ça ne lui servira pas à grand-chose, car il va lui arriver un drôle de turbin sur le territoire de la belle Hellène. Heureusement que je suis pote avec le destin et que Béru me tombe sur le poil au bon moment. Malheureusement, ça crache épais dans le secteur. Heureusement que Béru se découvre une vocation de pope. Tout ça n'est pas très orthodoxe, tout de même...

61 565 27 Mange et tais-toi :
Moi, vous me connaissez ? Quand la femme d'un zig qui m'a sauvé la vie vient chialer dans mon giron en me disant que son mari va être flingué deux jours plus tard pour haute trahison, je vole à sa rescousse. Même si c'est à Saigon que le mec en question doit effacer sa ration de prunes. Béru, vous le connaissez ? Il est toujours prêt à suivre son supérieur aussi hiérarchique que bien-aimé sur les sentiers de la gloire et de la châtaigne, même quand il s'agit d'un boulot d'ordre privé. Les femmes, vous les connaissez ? Plus elles sont baths, plus elles vous attirent d'emmouscaillements. Heureusement que moi aussi je les connais ! Ainsi que la manière de s'en servir ! Quant à mon style, si vous le connaissez pas encore, c'est le moment de vous y mettre. Car ça me ferait mal à la thyroïde que vous décédiez en n'ayant lu que Montaigne et Jean-Jacques Rousseau ! Souvenez-vous d'une chose, les gars : la culture, y a que ça de vrai !

62 577 28 Faut-être logique :
Vous croyez aux fantômes, vous? Moi, non plus ! Seulement Béru y croit, lui. Et quand le Gros doute de ses sens, il fait appel à mon bon sens... Faut être logique !
On m'a toujours appris à l'école que la vérité sortait du puits. Eh bien ! moi, j'y suis descendu, dans le puits. Et, en effet, j'ai trouvé la vérité... Elle avait une drôle de bouille !

63 589 29 Y a de l'action ! :
Mon big boss vénéré m'a chargé d'une mission pas marrante : supprimer une fille ravissante qui, d'après lui, est un danger public. Moi, vous me connaissez, j'aime pas particulièrement ce genre de commissions, mais quand le Tondu a une idée dans la tête, il faut en passer par là où il veut. Mais tout se complique, car il y a erreur sur la personne en question. Et je me trouve fourré jusqu'où c'est pas possible dans une affaire incroyable, avec mes deux coéquipiers. On nous en fait voir de toutes les couleurs, et je vous jure que, pour sortir de ce machin, y a de l'action !

64 613 31 Béru contre San-Antonio :
Fallait bien que ça arrive un jour ! A force de cavaler côte à côte, Béru et moi, on a fini par se retrouver face à face. Et quand le Gros se met à faire du zèle au point de nous valoir une nouvelle guerre contre l'Allemagne, croyez-moi, c'est duraille d'arranger les bidons. Aller à l'autre bout du monde pour se tirer la bourre, c'est un comble, non ? En tout cas, j'en connais un qui nous a bien eus, tous les deux. Je vous dis pas son blaze, il est dans le bouquin !

65 631 32 L'archipel des Malotrus :
Ne le cherchez pas trop sur la carte, encore que sur l'océan Pacifique vous ayez quelques chances. Mais pacifiques, les Malotrus ? Parlons-en, hein ! Surtout lorsque Béru vient semer la panique et fomenter des révolutions dans un pays vraiment pas comme les autres. Heureusement qu'il a un gros ticket avec la reine, ce qui doit lui porter bonheur, car il a rudement besoin de veine. Et moi, donc ! Deux condamnations à mort dans la même journée pour chacun de nous, ça commence à bien faire. On ne sait plus où donner de la tête.

66 643 34 Zéro pour la question :
Moi, vous me connaissez ! Je ne m'embarrasse pas de préjugés. Je connais des esprits chagrins qui me diront : "Dans un sous-marin, ça se passe pas comme ça." Je répondrai à ces pisse-froid que, dans mon sous-marin à moi, ça se passe comme ça. La preuve, j'y étais ! Je connais aussi des esprits non moins chagrins qui me diront : "Au pôle Sud, ça se passe pas comme ça." Je répondrai à ces autres pisse-froid que, dans mon pôle Sud à moi, ça se passe comme ça. La preuve, c'est que nous y étions, Béru et moi ! Allez lui demander, vous verrez ce qu'il vous répondra. Mais, de toute façon, pour les incrédules et les ci-dessus mentionnés : zéro pour la question !

67 661 35 Bravo, docteur Béru :
Bérurier, ex-inteme des hôpitaux de Paris? Ça vous la coupe, hein ? Et pourtant vous allez voir que le Gros sait aussi bien manier le stéthoscope que le saucisson à l'ail.
Surtout quand il a comme vieille bonne une sémillante donzelle nommée Pinaud. Et si ce bouquin vous détraque la rate, vous savez maintenant par qui vous faire soigner.

68 679 37 Viva Bertaga :
Du nouveau, les gars ! Un personnage encore jamais rencontré dans les S.-A.: celui de Marie-Marie. Qui est Marie-Marie ? Je préfère vous le laisser découvrir. Tout ce que je peux dire, c'est que pour ses débuts en compagnie du fameux trio (S.-A., Béru et Pinuche), elle est plutôt servie, la môme ! Tour à tour aux prises avec les Chinetoques, les guérilleros, les Indiens réduiseurs de tronches, elle se paye une drôle de virouze dans la Sude-Amérique, sur fond de révolution. Mais qui y a-t-il à la tête de cette révolution ? Oh, non, je vous dis rien... Mais je vous parie qu'à la fin de ce bouquin, comme les Rondubraziens, vous crierez : "Viva Bertaga" !

69 697 38 Un éléphant, ça trompe :
Rappelez-vous bien ce que je vais vous dire, les gars : si Béru ne m'avait pas demandé d'assister à la distribution des prix de Marie-Marie, votre descendance allait se trouver drôlement compromise. Car une bande d'olibrius britanniques s'occupait déjà sérieusement de vos hormones, mes chéries ! Heureusement que le Gros est à la hauteur des situations les plus périlleuses comme les plus scabreuses ! Seulement, le problème, avec lui, c'est qu'il croit parler anglais. Enfin, grâce à des gestes éloquents, il s'en tire tout de même. Surtout avec les Anglaises !

70 709 39 Faut-il vous l'envelopper :
J'aime mieux vous prévenir, les gars : des histoires pareilles, vous n'en trouverez pas souvent. Ce qui vaut mieux pour ma santé. Mamma mia! A la fin de ce circus effarant, je ne savais plus bien si je m'appelais San-Antonio, Edouard ou la Joy ! Y a fallu que je me cramponne aux branches! Et surtout que je garde la tête froide, ce qui n'était pas fastoche avec la lampe à souder qui me servait de chapeau! Le transformateur cérébral, vous savez ce que c'est, vous ? Moi, je l'ignorais. Mais maintenant je sais !

71 766 89 En avant la moujik :
Je connais plusieurs centaines de milliers de femmes qui vont avoir un sérieux pincement au coeur en lisant les premières lignes de cette histoire: imaginez un peu, mes belles, le beau, l'unique, celui qui vous fait tourner les têtes, le commissaire San-Antonio vient de se marier! Et pour mettre un comble à votre désappointement, sachez que sa légitime n'est autre que la fille d'un célèbre savant russe... Mais sachez aussi qu'elle pèse deux cents livres et qu'à côté d'elle Berthe Bérurier est une starlette d'Hollywood! Rassurez-vous, il y a gros à parier qu'avant la fin de ce chef-d'oeuvre, le magnifique Commissaire sera de nouveau disponible...

72 780 90 Ma langue au chah :
Pour tout vous dire, je rêvais depuis longtemps d'aller en Iran... Mais pas dans ces conditions ! Au XXéme siècle, être obligé de se battre au sabre, c'est surprenant, non ? Mais, croyez-moi, votre San-Antonio se révèle vite un as de cette discipline et les sbires qui se sont frottés à lui, s'ils n'étaient pas déjà des eunuques, ne sont pas près de mettre Casanova en péril. Quant à Bérurier au pays des Mille et Une Nuits (des mille et un z'ennuis, plutôt), c'est pas racontable en page 4 de couverture. Sachez qu'il y a plusieurs façons de donner sa langue au chat... La donner au Chah n'est pas la plus facile, vous allez voir !

73 829 92 Ça mange pas de pain :
Moi, vous me connaissez ? Jouer les privés, ce n'est pas mon fort. Même si le Vieux me flanque sa bénédiction... Même si le client allonge douze briques sur la table de notre salle à manger... En matière de police, comme en amour, je suis professionnel jusqu'au bout des extrémités. On ne se refait pas. Tout ça pour vous dire que ces douze millions d'A-F me laissent de glace, comme disent les Lapons. Et pourtant, douze briques, hein..., ça mange pas de pain !


Type Jacomo
Un seul livre est sorti avec ce type de couverture par Jacomo mais il existe plusieur rééditions

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4ème de couverture

Couverture

74 864 93 N'en jetez plus ! :
Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, Messieurs les Membres du Gouvernement, Messieurs les Députés, Messieurs les Sénateurs, Messieurs les Membres du Conseil constitutionnel, Mesdames, Messieurs et Divers, permettez-moi, en ma qualité de citoyen français nanti d'une carte d'électeur en état de marche et d'ex-abonné d'honneur au Gaz de France, de vous poser respectueusement les questions ci-dessous : Avez-vous déjà vu mon Bérurier, que dis-je ! votre Bérurier, se muer tour à tour en rabbin, en pilote de ligne et en saint Jean-Baptiste? Avez-vous déjà lu la correspondance qu'il adresse à notre Sainte Paire le pape ? M'avez-vous vu sauver de la fange, de la mort et du déshonneur l'un des Français les plus prestigieux de notre hexagonerie? Non, n'est-ce pas ? C'est bien ce que je pensais. Alors, qu'attendez-vous pour lire ce livre ? Hmmm ?


3ème type de couverture
75 893 94 Moi, vous me connaissez ? :
Des nuits comme celle-là, je vous jure... Y a qu'à Paname qu'on en rencontre ! Et encore, faut attendre minuit. Pourtant, ça démarrait plutôt pas mal. Moi, vous me connaissez ? Je me voyais déjà plonger dans les transports en commun en compagnie de la môme Rebecca... Je lui mijotais un programme de gala, avec une cargaison de frissons tous plus voluptueux les uns que les autres. Remarquez, des frissons y en a eu au cours de cette sacrée nuit ! Et pas qu'un peu ! Seulement, ça n'était pas ceux que j'escomptais. Lorsqu'il s'est mis à pleuvoir de la viande froide, j'ai drôlement regretté d'être sorti sans pébroque. Heureusement que Berthe Bérurier m'accompagnait. Parce qu'avec une Jeanne d'Arc de deux tonnes, vous me direz ce que je voudrai, mais on se sent moins seul !

76 936 96 Emballage cadeau :
Généralement, l'éditeur demande à l'auteur de pondre un texte vachement alléchant pour placarder à cet endroit. Moi, à force, ça me fait tarter, ce batelage de foire. Que si ça continue, je te vous fous la photo en couleurs de mon scoubidou-verseur à la place du bla-bla demandé. Pas grandeur nature, évidemment, le format permettrait pas ! Si vous avez pas confiance dans la munificence de ce livre, si vous êtes pas intim'ment con-vingt-cul que l'histoire ci-devante est pleine de coups de théâtre, de gonzesses habillées d'un timbre-poste, de descriptions à la mords-moi le neutron et de calembredouilles, alors finissez de me tripoter avec vos mains sales, reposez-moi sur le rayon où que vous m'avez pris et foncez dans le fond du magasin acheter la vie de sainte Tignasse de Loyola. Je veux plus mettre ma prose en vitrine, moi ! J'ai ma dignité, moi ! Ou en tout cas je fais comme si !

77 965 97 Appelez-moi chérie : 
On peut tout exiger d'un boeuf... Sauf qu'il remplace un taureau. Fût-ce au pied levé ! Par contre, on peut demander à un taureau de mon espèce de se comporter comme une vache ! A preuve... Ah! y a de quoi ruminer, je vous jure ! J'sais pas si vous avez envie, ou non, de lire ce livre. Moi, à votre place, j'hésiterais pas. P't'être parce que je sais ce qu'il y a dedans ? En tout cas, si vous souhaitez voir un San-Antonio partir à la recherche du plus gros diamant du monde avec une canne blanche, ratez pas cette recase, mes fils ! Vous comprendrez alors pourquoi j'ai intitulé ce machin "Appelez-moi, chérie" ! Chérie, parfaitement, avec un " e " muet ! Heureusement que l'auteur, lui, ne l'est pas !

78 980 99 T'est beau, tu sais ! :
- Monsieur, j'lui dis comme ça, il va falloir que je vous tue toutes affaires cessantes, mes supérieurs m'en ont donné l'ordre ! - Essayez toujours, me répond le tueur à gages en levant son verre à ma santé. Et il fait bien, vu qu'elle va être mise à rude épreuve, ma petite santé. Ah ! les souris, je vous jure... Plus je les pratique, plus je me rends compte que c'est du sable. Du sable émouvant, j'admets, mais terriblement mouvant ! Pour escalader les jolies dunes, vaut mieux ramper ! Dans cette position, on prend moins de risques, et puis quoi : c'est tellement plus agréable. Si je ne suis pas de retour à la fin de ce livre, ne vous caillez pas la laitance. Entrez et faites-vous des frites en m'attendant : la clé est sous le paillasson !


4ème type de couverture

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4ème de couverture

Couverture

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Ça ne s'invente pas :
L'Inde mystérieuse, tu connais ? Tiens :  j't'en joue un air à la flûte baveuse ! Si le maharaja n'est pas content, dis-y qu'y s'fasse cuire du bouddha aux pommes ! Et des émeraudes pareilles, t'en as déjà vu, des émeraudes pareilles ? Vise l'éléphant rose, comme il tend sa papatte à Béru... Comment ça, lequel qu'a la plus belle trompe ? Qu'est-ce tu sous-entends ? En tout cas, la princesse, elle, faut voir comme elle donne bien son mignon fouinozof à Sana ! Il est sympa, le fakir, hein ? Il a su rester vieux malgré son jeûne. Ce qu'il maquille en palanquin, le Gros ? Ben, t'as qu'à lire, tu verras !

80

6

J'ai essayé : on peut ! :
Dis, tu connais la nouvelle ? Je vais me marier ! Non, non, c'est pas du bidon : je suis sur le point de convoler. Tu me vois, loqué en convoleur de charme ? Ça va faire couler de l'encre, entre autres, non ? San-A.-la-bague-au-doigt ! Lui qui arborait plutôt un parabellum en guise de bijou. Enfin : mieux vaut tiare que jamais, comme l'affirme le pape auquel je rends un sacré service dans ce livre. Et dire que si Béru n'avait pas eu un pote cardinal, rien de tout cela ne serait arrivé... Surtout me raconte pas que tout ce bigntz est impossible. Car tu vois, pour en avoir le coeur net, j'ai essayé. Et tu sais pas ? On peut !

81 17 Un os dans la noce :
Dans cette affaire, il y a beaucoup de morts et beaucoup d'anchois. Le buste de Marianne en prend un sérieux coup... Et celui de M. le maire, donc ! Et puis il y a aussi des considérations comme celle-ci : " Tandis que les modestes dames semi-bourgeoises, bien ordonnées et prévoyantes, outre leurs confitures, leurs conserves d'haricots verts en bocaux (donc haricots verre) et leurs draps empilés dans des garde-robes aux senteurs de lavande, détiennent aussi de la fringue noire pour " en cas de malheur ". La mort peut carillonner à leur lourde : elles sont parées pour l'accueillir la tête haute, ces magistrales ménagères. La mort ne leur fait pas peur, ne les affole pas. Elles en font leur affaire. L'accommodent à la sauce aux larmes, avec un bouquet garni et une couronne de perlouzes " A mon mari si marri et tellement tant bien-aimé qu'il te vous laisse des regrets éternels et un goût de n'y revenez plus. "

82 20 Les prédictions de Nostrabérus :
Tu sais qu'il se passe des drôles de choses en Suède ? Viens-y avec moi, tu verras ! Tu verras ce que t'as encore jamais vu. Tu verras : des merderies modèles, des partouzes géantes, des mariages d'hommes, que sais-je ?... Tu crois que c'est à cause du froid que les frangines de là-bas ont le réchaud incandescent, toi ? Et ce serait les brunes nordiques qui refileraient à Béru ce don de double vue ? Je le savais déjà voyeur, le Gros. Pas mal voyou, aussi, dans son genre. Mais voyant, alors ça, je te jure ! Viens te rendre compte comme les petites Suédoises s'enflamment facilement. Suffit de savoir les frotter ! Viens, je te dis !

83 26 Mets ton doigt où j'ai mon doigt :
Quand une polka te demande de mettre ton doigt où elle a son doigt, vas-y, mon Nestor, car il vaut toujours mieux reconnaître le parcours avant la course. Mais quand c'est un ancien pote de la communale qui te balance cette vanne, alors prends tes cliques sous un bras, tes claques sous l'autre, et taille~toi sans en écouter davantage. Tu vois, le tartant, dans notre job, c'est de le prendre au sérieux. De vouloir faire comme si on avait de l'honneur. A force de jouer à ce jeu de c... tu finis par en contracter, de l'honneur. Et alors là... Alors, là, fiston, t'es promis à toutes les rémoulades ! Les cimetières sont bourrés de mecs qui en avaient trop. Et cependant, le Vieux m'avait bel et bien ordonné de tout laisser tomber. L'ennui, c'est que je me suis dit : " Laisser tomber quoi ? " Tu comprends ? Non! Ben alors, lis !

84 30 Si, signore :
Quand le Vieux se mêle d'organiser un coup fourré, tu peux commencer à lui tresser des lauriers. Histoire de le sacrer roi des naves... Car on ne peut pas faire mieux dans le genre sac d'embrouilles. Pourtant, moi, la Sicile, j'étais partant. Tu te serais douté qu'on allait s'y chicomer avec les agents simples, doubles et triples du monde entier ? Tu te serais douté qu'on y transformerait Béru en porc de comice agricole ? Et que j'y prendrais des panards à grand spectacle avec ces dames de la famille MACHINCHOUETTI ? Eh bien, c'est pourtant ce qui nous attendait là-bas ! Plus quelques avatars pas piqués des hannetons que je te laisse le soin de découvrir tout seul, comme un grand. Après tout, si tu n'est pas encore majeur, t'es au moins vacciné. Non ?

85 33 Maman, les petits bateaux :
On t'a déjà mené en bateau, non ? Donc tu as le pied marin, si tu n'as pas l'air malin. Alors, mets ton béret à pompon et embarque, matelot ! Grimpe avec Béru et moi sur le Thermos pour une croisière very délectable. Tu trouveras à bord des sirènes très sublimes, avec une proue qui n'a pas besoin de soutiens-loloches et une poupe que tu peux déguster à la cuiller. Y a du champagne, du punch, de la vodka et du caviar... Et des bombes en guise de dessert. Très glacées, tu verras. Avec elles, t'es sûr de faire un boum... C'est les requins qui vont être contents ! Et si tu as envie de la quille, ben, sers-toi. Avant qu'elle coule.

86 36 La vie privée de Walter Klozett :
J'ai longtemps hésité avant de publier ce document unique, fuligineux et élégiaque qu'est la vie privée de Walter Klozett. D'abord parce que la caractéristique essentielle d'une vie privée, c'est d'être privée, justement. Ensuite, parce que cette vie privée-là ne m'appartenant pas, quoi qu'on ait tenté de faire à ce sujet, j'avais des scrupules furonculeux à la rendre publique. Mais une existence pareille fait partie du patrimoine humain. La cacher équivaudrait à mutiler une société qui a grand besoin de toutes ses ressources pour ne pas trop ressembler à un mur de chiottes. Et puis, quoi : il faut bien vivre ! Qu'est-ce que tu dis? Ah, bon ! Je croyais...

87 42 Dis bonjour à la dame :
Bon, que je te dise... Tu vas trouver relatée ici la première affaire de la " Paris Détective Agency " que je dirige avec ce brio dont tu me sais capable. Et cette première affaire, c'est pas la première venue, espérel A cause de toutes les amazones qui la composent, moi, franchement, j'ai cru devenir chèvre. Ou plutôt bouc, ce qui est davantage dans mes emplois. Avec les frangines, tu sais jamais où tu en es. D'autant que cette fois-ci, je suis tombé sur un lot de luronnes qui ont des choses au chose (ne serait-ce que les miennes !). Tu vas voir ces Jeanne d'Arc, mon neveu, véroliéres et ignifugées ! Pour reconnaître le bon grain de l'ivresse, dans un pareil cheptel, faut le télescope géant du mont Palomar. Et surtout pas craindre l'insomnie. Heureusement que Béru et Pinuche sont là pour me tenir la chandelle par les deux bouts !

88 46 Certaines l'aiment chauve :
Ben, mon vieux, dans le machin ici présent que voici, il y est pas été a'v'c le dos de la cuiller, le Sana ! Youyouille, tu parles d'un circus, mon n'veu ! Ça carbonise à tout va.
Des événements pas banaux, espère ! Quant à ce dont qui conceme les gonzesses, je peux t'résumer en trois mots: dé-gueu-lasse ! Enfin, brèfle, on s'est bien marrés. Je t'en serre cinq.

89 52 Concerto pour porte-jarretelles :
C'est beau, un porte-jarretelles. C'est musical. Y en a qui préfèrent la guitare électrique, libre à eux, tout le monde peut pas avoir ma santé. Moi,le collant, j'admets pour les danseurs à la rigueur. Mais reconnais qu'une frangine, son triangle de panne est beaucoup mieux en situation sous les branches d'un porte-jarretelles en fleur, non ? La couleur de çui d'ici j'te la dirai pas, t'as qu'à m'acheter ; pour le prix que ça coûte, à l'heure d'aujourd'hui, ça vaut même pas la peine de m'emprunter. D'autant que dans ce gros book il est pas question que de porte-jarretelles. Y a aussi le reste. Et crois-moi, ce sont de beaux restes, tu verras !

90 60 Sucette boulevard :
Une supposition que Béru soit promu commissaire et que San-Antonio redevienne simple inspecteur. Une supposition que le Gros se serve de Marie-Marie, et la déguise en bonzesse pour étudier les agissements d'une secte bizarre. Une supposition que Pinaud ne soit pas enrhumé, pour une fois, et qu'il identifie l'odeur de la naphtaline. Une supposition qu'un boulevard fort cossu soit consacré à la sucette. Et bouge pas, c'est pas fini : une supposition que t'achètes ce livre. Hein ? Alors, là, c'est pas compliqué, tu fais comme mes z'héros : tu suces !

91 64 Remet ton slip, gondolier :
Les fiers-à-bras de l'esprit vont-ils se gondoler dans cette Venise bourrée de Hollandais ? Les amoureux de promenades noctumes sur le Grand Canal aimeront-ils naviguer au son des mandolines et des mitraillettes ? Les touristes avides de folklore ne seront-ils pas intimidés par un gondolier sans slip qui ressemble tellement à Béru que ce pourrait bien être lui ? Mais assez de questions oiseuses : embarque ! De toute façon, tu te sentiras fatalement en pays de connaissance : c'est plein de pigeons place Saint-Marc.

92 69 Chérie, passe-moi tes microbes ! :
Tu ne m'ôteras pas de l'idée que si nous n'avions pas aperçu M. Félix, menottes aux poignets, un après-midi, à la Porte Saint~martin, rien de tout cela ne serait arrivé. Qu'en tout cas, ça se serait passé autrement. Et que nous a-t-il dit, M. Félix ? Ceci : " Oui, messieurs, je montre mon sexe dans les couloirs du Métropolitain, c'est vrai. Je ne suis pas particulièrement sadique, enfin pas davantage que n'importe qui ; mais si j'agis de la sorte, c'est pour créer de l'émotion. En exhibant ma b... je l'exprime ; " j'accomplis bon gré mal gré un acte littéraire. " Complètement azimuté, M. Félix ! Remarque, en réfléchissant bien : même s'il s'était pas fait poirer à montrer Coquette dans le métro, tout ça serait arrivé quand même.

93 75 Une banane dans l'oreille :
Le Vieux, c'est pas la peine de lui répéter tes questions : il a une banane dans l'oreille ! Alors, on peut toujours s'escrimer à cambrioler la salle des coffres des plus grandes banques d'Europe, Béru et moi. Il s'en tamponne, le Vieux. Qu'on essuie des rafales de quetsches à tous les coins de pages le laisse rigoureusement froid. Note, il vaut mieux que ça soit lui que ça laisse froid que nous! Cette banane, le pire, c'est que c'est lui qui se l'est cloquée dans le tube acoustique. Comme ça, histoire d'avoir une raison de ne pas nous entendre. Et cependant, une banane, y a tellement d'autres endroits où se la foutre, comme disait mon camarade Oscar Wilde.

94 79 Hue, dada ! :
Des fantômes en Irlande ? Laisse-moi me marrer ! Là-bas, y a que des ivrognes, mais alors des vrais de vrai ! Etant donné que Guinness is good for leurs pommes, ils s'en cognent des pintes. Tandis que nous autres, en Francerie, c'est des pintes de bon sang qu'on s'envoie. J'ai eu beau chercher un certain fantôme, je n'ai pu dénicher que des poivrots et des curés. Entre autres, le bon père O'Goghnaud à qui j'ai eu la joie de donner ma bénédiction épiscopale. Tu voudrais savoir ce que j'allais épiscoper dans cette île ? Ce serait trop long à te raconter. Faudrait t'expliquer le coup de la môme qui avait oublié son slip dans ma chambre de Dublin, et puis la visite des gonziers qui avaient l'intention de me marquer au fer rouge, et comment Béru s'est passé la frite à la cire à parquet, et puis encore des flopées de trucs. Tu sais aussi qu'on fait l'élevage de chevaux en Irlande. Eh bien, mon vieux, si tu savais sur quel Dada je suis tombé là-bas !...

95 82 Vol au-dessus d'un nid de cocu :
" Si San-Antonio n'existait pas, faudrait-il l'inventer? Oui, sans hésitation. " Le Monde.
Et bon, dans çui-là, y a Arthur Rubinyol, le fameux virtuose, qui vient sonner à l'agence. Alors ça effervescente tout azimut, on déroule le grand tapis rouge, en signe d'alléluia. Ben heureusement qu'il était rouge, le tapis ! Comme ça, le raisin se voyait moins ! Et puis y a le rabbin Machin, pardon, Moshé, qui se fait éventrer d'entrée de jeu. Sans causer de la Ricaine que j'ai levée dans l'avion et qui se met à tirlipoter le Vieux ! Si tu ajoutes à ces plaisanteries notre équipée finnoise au cours de laquelle Béru s'est respiré la mégère du bûcheron, t'auras compris qu'il s'en passe des bizarres dans cet opuscule Et tout ça à cause d'un vieux coco vindicatif. Tu parles d'une corne d'abondance !

96 85 Si ma tante en avait :
Si ma tante en avait eu, les choses se seraient passées autrement. Ce livre n'aurait pas eu lieu, mon éditeur aurait donc été en faillite, plusieurs centaines d'ouvriers du livre seraient allés grossir la cohorte des chômeurs, l'économie française n'y aurait pas résisté, la pauvre, tant déjà qu'elle boite. La révolution en aurait consécuté. Là-dessus la Russie nous praguait dans la foulée, histoire de rétablir l'ordre. Ce que voyant, les Ricains s'annonçaient pour " pas de ça, Lisette ! ". Conflit mondial, bombes nucléaires énuclantes et découillantes. Fin de la vie sur la planète. Point à la ligne. Voilà, brièvement résumé, ce qui se serait passé si ma tante en avait eu. En outre, si ma tante en avait eu, on l'aurait appelée " mon oncle ", pas vrai ? Heureusement, ma tante n'en avait pas. Par contre Santantonio et Béru, eux, en avaient. Et des grosses comme ça, viens voir !

97 91 Fais-moi des choses :
Allons, sois gentille, fais-moi des choses. Des choses de la vie. Des choses du vit. Des choses du vice. Des choses qui te font perdre l'usage de la parole. Des choses avec les doigts. Des choses avec le reste. Des choses à la Camille-cinq-sens. Oublie un instant ton existence merdique. Entre avec Bérurier dans la ronde. Dépose ta pudeur et ton slip au vestiaire. Et pénètre dans ce livre. Tu n'y auras pas froid : il est climatisé. Allez, viens ! Viens ! Viens ! Viens et, je t'en supplie, fais-moi des choses. Je t'en ferai aussi, salope !

98 95 Viens avec ton cierge :
Tu ne connais pas le San Bravo ? Cherche sur une carte d'Amérique centrale. Il n'est pas grand, mais il s'en passe des choses. A cause du régime, qui n'est pas de bananes, crois-moi ! Faut être fou pour aller là-bas. Ça tombe bien : je le suis. J'ai emmené, en guise d'équipe de choc, quatre gonzesses dont la mère Bérurier, y a pas de quoi pavoiser, hein? Dans le patelin en question, la vie y est tellement précaire qu'au bout de quarante-huit heures t'as l'impression d'être clamsé. C'est pourquoi, l'ami, s'il te prend l'idée saugrenue de venir me rejoindre, viens avec ton cierge ! Si tu ne sais pas où le foutre, je t'expliquerai !

99 98 Mon culte sur la commode :
Mon culte, il existe, non ?
Et parce qu'il existe, une bande de Conservateurs en prennent ombrage, le foutent sur la commode.
Mais qui est-ce qui va l'avoir dans le culte ?
Devine.

100 100 Tire-m'en deux, c'est pour offrir :
Nous autres, les grands romanciers du siècle, avons une préférence marquée pour certains de nos enfants, parce que nous les jugeons plus beaux que les autres, voire même plus proches de nous. C'est le cas du présent chef-d'oeuvre. En l'écrivant, je me suis mis à l'aimer, à bien l'aimer. J'aurais voulu y passer mes vacances ; peut-être même le restant de mes jours. Un pareil engouement doit bien cacher quelque chose, non ? Ou si je deviens gâtoche ? A toi de juger !

101 101 A prendre ou à lécher :
On navet jamais vu ça. Ben maint'nant on l'a. Et croye-moi, on a eu chaud aux plumes. L'péril jaune, merci bien : j'sais à présent d'quoi t'il retoume ! Quant aux p'tites gonzesses de Bangkroche, tu r'passeras ! Pas une seule qui fusse t'à ma pointure ! C't'un monde ! Comme j'dis : " Quand on veut faire pute professionnelle, faut s'assurer au prélavable qu't'es capab' d'héberger l'aillent; même quand y l'est monté comm' un seigneur, dont c'est mon cas ; qu'autrement sinon ça d'vient d'l'abusement d'confiance, moi j'trouve. Enfin, viens quand même av'c nous en Taillelande; si t'aimes pas le bouddha, on t'fera faire des massages. " Alexandre-Benoît Bérurier.

102 102 Baise-ball à La Baule :
Si tu n'as jamais vu le prince Charles d'Angleterre complètement mort, le nez dans une salade de homard, lis ce book. Si tu n'as jamais vu Béru propulser deux nonnes dans des cageots de tomates, lis ce bouquin.
Si tu n'as jamais vu San-A aux prises avec un couple mystérieux qui le ridiculise, lis ce polar. Mais si tu as le palpitant qui déconne, l'ami, alors ne lis pas ce chef-d'oeuvre, il te tuerait !

103 103 Meurs pas, on a du monde :
Franchement, M. Konopoulos ne me demandait rien. D'ailleurs, je n'étais pas venu à Genève pour ça. La sublime nana qui m'attendait à l'aéroport avait une autre chatte à fouetter. Mais il a fallu que ce pauvre manutentionnaire soit mordu par un méchant serpent et que son aimable cadavre déboule en même temps que nos valises... C'est idiot pour Marie-Marie qui, consécutivement, a dû faire une croisière en ambulance ! Mais alors, si tu avais vu nos frimes quand on a déballé l'abominable costume ! Enfin, tu m'as compris ? Si tu as tout pigé, pas la peine d'acheter ce livre. Mais s'il te reste des zones obscures dans la comprenette, n'hésite pas. Quand tu en auras terminé la lecture, j'aime autant te prévenir : tu devras changer de calbar. Car, on a beau dire, mais il s'en passe des choses, en Suisse !

104 104 Tarte à la crème story :
La Bulgarie est le pays du yaourt. J'aurais donc pu intituler ce bouquin " Baise-la dans le yaourt ". Mais je suis un auteur bien trop embouché pour débloquer au dos d'une couverture. Heureusement qu'à l'intérieur on peut y aller carrément. Tout se permettre, et un peu plus encore, moi, c'est justement le " un peu plus " qui m'intéresse.
Et toi aussi, pas vrai, bougre de petit dégoûtant.

105 105 On liquide et on s'en va :
Ah ! si M. Prince n'avait pas fauché le truc magique du tueur pendant que M. Adolphe s'envoyait Mme Eva, rien de tout cela ne serait arrivé.
T'aurais pas eu droit aux coliques incoercibles de Pinuche, ni au coït flamboyant de Béru, non plus qu'à l'hécatombe ci-jointe. Et à moi, ça m'aurait évité 250 pages de déconnage. Mais t'es pas forcé de les lire.

106 106 Champagne pour tout le monde ! :
Je vais te dire... Moi, quand je prête mon aimable concours à une gourgandine pour l'aider à perpétrer un vol et que ma carrière de flic d'élite ne sombre pas dans l'aventure. Quand les bombes m'éclatent sous les claouis sans me causer la moindre égratignure. Quand je suis expédié à perpète au fond d'un puits, d'où personne n'est jamais sorti, pas même la vérité, et que j'en remonte frais comme un gardon. Oui, moi, quand tout ça, plus le reste m'arrive, à la fin de ces délicatesses je respire un grand coup et je m'écrie : " Champagne pour tout le monde! A la bonne mienne, les gars ! "

107 107 Réglez-lui son compte ! :
ATTENTION
Pour les amateurs de San-Antonio, ce livre constitue un événement. En effet, il s'agit du PREMIER SAN-ANTONIO publié par un petit éditeur lyonnais en 1949 et jamais réédité depuis. C'est par ces pages qu'a commencé la plus étonnante épopée littéraire de l'après-guerre. La première édition s'est vendue à 500 exemplaires. Aujourd'hui un San-Antonio tire à 600 000! Voici donc les premiers pas de ce héros, dont un psychiatre a dit récemment qu'il était " la santé de la France ".

108 108 La pute enchantée :
Tu grimpes une dame pute. T'arrives au septième ciel, fin de section. Et voilà qu'au moment de l'extase, la chère gagneuse entre en transe, et se met à te raconter une tuerie qui s'opère au même instant à 800 bomes de ton plumard. Pour le coup, tu te crois en pleine science-fiction, non ? Eh bien, pas du tout, l'artiste. C'est de la science-friction ! Mais je ne veux pas te faire attendre : ma pute enchantée est déjà à poil.

109 109 Bouge ton pied que je voie la mer :
" Bouge ton pied que je voie la mer ", soupira Véra. J'ai bougé mon pied. Elle a vu la mer. Et du même coup, le spectacle le plus effarant, le plus incrédulant, le plus tout ce que tu voudras qui se puisse imaginer ! Si tu ne crains pas les péripéties, entre avec nous dans la ronde, mon pote. On n'a pas le temps de s'embêter. D'ailleurs, on n'a même pas le temps de comprendre. Mais on n'est pas là pour ça, hein ?

110 110 L'année de la moule :
LES GRANDES ANNEES DE CE SIECLE EN FRANCE
1904 : entente cordiale avec l'Angleterre - 1914 : début de la guerre de 14 - 1918 : fin de la guerre 14-18 - 1936 : avènement du Front populaire - 1939 : guerre au Reich allemand - 1945 : fin de la guerre contre le Reich allemand - 1958 : le général de Gaulle se rappelle au pouvoir - 1962 : fin du conflit algérien - 1968 : crise universitaire et sociale en France - 1982 : San-Antonio publie " L'ANNEE DE LA MOULE "

111 111 Du bois dont on fait des pipes :
Si ma Félicie ne s'était pas mise à chialer devant son poste de télé, rien ne serait arrivé. Mais moi, les larmes de m'man, je ne peux pas supporter. Faut que j'agisse.
Seulement quand tu agis comme un con, tu fais des conneries, non ? Note qu'avec moi, pour ce qui est des conneries, je ne te laisse jamais en manque.

112 112 Va donc m'attendre chez Plumeau :
Je n'ai, jusqu'à ce jour, reçu que deux lettres de Sa Majesté britannique Elisabeth II. La première date de plusieurs années et conceme mon livre " BAISE-BALL À LA BAULE ". La chère souveraine m'y faisait quelques remontrances parce que j'y avais assez lourdement brocardé un membre de sa royale family. L'envoi de deux douzaines de roses rouges (nous n'étions pas encore en régime socialiste), accompagnant un billet d'excuses, me valut son absolution. Mais voici que la cousine récidive, ayant entendu parler du présent ouvrage. Grâce à une indiscrétion de ma femme de ménage, elle me pria, par l'intermédiaire de l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Berne, de lui adresser une copie de mon manuscrit. Je le fis. Ce qui motiva la seconde lettre royale. Madame Deux s'y déclare indignée de la manière dont je traite l'Intelligence Service dans ces pages et me somme de ne pas publier cette oeuvrette. Passant outre cet interdit, mon éditeur et moi avons décidé de la faire paraître tout de même. Nous verrons bien.

113 113 Morpions Circus :
Moi, tu me connais ? Une âme de fer dans un corps sain ; une main de velours dans un corsage. Tout dans la tête pour garder les mains libres. Principal défaut ? Raffole des gonzesses sans distinction d'âge ni de confession. Principale qualité ? Les fait reluire. Signe distinctif ? A horreur des cons. Mais tu peux rester. Et prendre connaissance de ce plaisant ouvrage. Tu y trouveras : la moutarde de la polissonnerie, l'oeuf de l'action et l'huile de la volupté. Si tu remues bien le tout, tu obtiendras une succulente mayonnaise. Elle donnera un peu de goût à ta vie insipide. Allez, viens !

114 114 Remouille-moi la compresse :
Il avait une jambe dans le vide, l'autre sur une peau de banane et la gueule en compote. Il me demande de prendre ce qu'il y avait dans la poche de son blouson et de le porter à .sa mère. Il venait de descendre deux flics. Qu'aurais-tu fait à ma place ? Moi, tu me connais ? J'ai pris la petite boîte. Et alors, il s'en est suivi un de ces pataquès, mon pauvre vieux ! Non, franchement, je ne veux pas avoir l'air de rouscailler, mais des coups fourrés pareils, crois-moi, on peut s'en passer. De quoi devenir chèvre, mon pote ! Mais n'en profite pas pour jouer au bouc ! On a beau être commotionné, c'est pas le genre de la boutique !

115 115 Si maman me voyait ! :
Je te jure que si maman me voyait, elle serait dans ses petits souliers, la chérie. Et si elle voyait sa maison, elle voudrait déménager d'urgence.
Pourtant elle l'aime, sa maison, maman. Heureusement, maman n'est pas là. Au fait, où est-elle ? Hein ? Qu'est-ce que vous avez fait de maman ?

116 116 Des gonzesses comme s'il en pleuvait :
Moi, tu me connais ? Je suis pas le genre de mec qui paie pour calcer une gonzesse. Mais j'appartiens pas non plus à l'espèce qui se fait douiller. Les écailles, je laisse Ça aux vrais harengs. Alors, te dire ce qui m'a pris de marcher dans cette combine de cornecul, franchement je pourrais pas. Y a des moments, dans la vie, où on perd les pédales. Note que j'en ai trouvé une chouette, chemin faisant, pour compenser. Si j'avais pu prévoir l'hécatombe qui découlerait de mes prouesses matelassières, je serais resté chez maman. Tu me crois pas ? Attends que je fasse le compte des allongés...Oh ! puis non : j'aurais pas assez de doigts.

117 117 Les deux oreilles et la queue :
Les deux oreilles et la queue, tu le sais, représententla suprême récompense qu'un jury de corrida accorde à un toréador qui a magistralement scrafé son bestiau. Dans notre affaire, j'ai obtenu les deux oreilles et la queue. Et tu sais qui me les a accordées ? Monsieur le président de la République royale française ! Juré craché ! Si tu ne me crois pas, t'as qu'à lire... Les deux oreilles et la queue, moi, tu te rends compte ? Plus quelques jolis culs qui passaient par là, naturellement.

118 118 Pleins feux sur le tutu :
Rappelle-toi que dans cette affaire j'ai drôlement mouillé mon maillot.
Tu parles d'une escalade ! Je pédalais que d'une ! Tout en danseuse, mon pote !
Et avec pleins feux sur le tutu !

119 119 Laissez pousser les asperges :
J'interviens après le troisième meurtre, mais la série continue. Je lâche tout pour m'occuper de la petite histoire au président, seulement, on me bute ces deux souris en pleine partouze. Quand je pose la question de confiance à l'ignoble Miss Gleendon, un mec lui flanque le coup de griffe du siècle. Voilà le topo. Si tu as tout compris, inutile d'acheter ce book. Mais si des zones obscures subsistent, paye-le-toi-le. Tu vas pas mourir con toute ta vie.

120 120 Poison d'Avril, ou la vie sexuelle de Lili Pute :
Elle était chinoise et s'appelait Li Pût, ce qui dans l'argot pékinois signifie Poison d'Avril. Ses parents l'avaient ainsi baptisée parce qu'elle était née au mois de janvier et que donc, Dû Cû, le papa de Li Pût, avait fécondé sa mère en avril et par inadvertance, un soir qu'il s'était pété à l'alcool de riz à 90°. Le père de Li Pût, Dû Cû, était docker à Pékin. Comment ? Qu'est-ce que tu dis ? Ah ! Y a pas la mer à Pékin? Bon, alors il était tresseur de nattes ; ça te va ? Quand Li Pût naquit, c'était l'année de la Morue. Tout le monde te dira, depuis Saint-André-le-Gaz (38) jusqu'à Nankin, que naître sous le signe de la Morue, hein ? Tu m'as compris ! Et c'est ce qui se passa, dix-sept ans plus tard, montre en main ! 

121 121 Bacchanale chez la mère Tatzi :
Tu connais l'histoire de la chèvre de M. Seguin ? C'est celle de la mère Tatzi. Sauf qu'il manque M. Seguin.
Par contre, des loups, t'en trouves à gogo. Et avec des dents vachement carnassières.
Il en faut pour bouffer cette vieille bique.

122 122 Dégustez, gourmandes ! :
A l'occasion du centenaire de ma mort, je suis heureux de vous présenter un San-Antonio nouvelle manière. Le fameux commissaire guigne la succession d'un Superman intemational et, l'espace d'un livre, devient son disciple. Alors, il met la baise et la rigolade en veilleuse pour tenter de réussir son examen de passage. S'il y parvient, Sana sera promu super-dauphin. S'il échoue, il sera sacré bézuquet à vie. Dans un cas comme dans l'autre, il continuera d'escalader ces dames et de dilater la rate de leurs maris. A la vôtre !

123 123 Plein les moustaches :
La chasse aux criminels de guerre nazis n'est plus ce qu'elle a été car le gibier est en voie d'extinction, décimé qu'il est par cette épidémie qui s'appelle le temps. Mais enfin, il en reste encore quelques-uns à travers le monde, ce livre t'en administre la preuve. Quelle équipée! Quel écoeurement aussi! Là, tu peux croire que j'en ai pris plein les moustaches. Pourtant, le président s'est montré très coopératif. Hélas, ça ne fait pas tout. Cézigue, il bénit l'émeute, mais il ne court pas après le renard.

124 124 Après vous s'il en reste, Monsieur le Président :
Gentil lecteur bien-aimé, en lisant ce puissant ouvrage de politique-fiction (ou de politique-affliction), n'oublie pas que si je puise certains de mes héros dans la vie courante, je les entraîne par contre dans des délirades qui n'appartiennent qu'à moi. En somme, je les prends en charge et leur offre une croisière dans mon imaginaire. Tous frais payés. Ils en ont de la chance !

125 125 Chaups, les lapins ! :
Les Editions Fleuve Noir ont longuement hésité avant de publier cet ouvrage. Car les événements qu'il retrace sont rigoureusement authentiques et mettent en cause l'épouse d'un ministre. L'aventure survenue à cette courageuse femme est hors du commun, c'est pourquoi, seule une acceptation de sa part pouvait nous décider à éditer ce livre. Ce consentement héroïque, elle nous l'a donnê sans réserve. Nous prions donc Mme Alexandre-Benoît Bérurier de trouver ici l'expression de notre admiration et de notre reconnaissance.

126 126 Alice au pays des merguez :
Dans cet ouvrage, tu prendras connaissance de l'événement le plus important qui se soit produit depuis que l'homme a marché sur la Lune. Un événement que l'on jugeait tellement impensable qu'on n'y pensait plus. La nouvelle a créé un remue-ménage extrême dans la vie française. Au point que M. le président de la République a honoré ce livre d'une préface. Si mon éditeur a refusé de la publier, c'est parce qu'il était convaincu que, d'ici quelques années, San-Antonio sera bien plus connu que le président; et qu'il serait donc anormal qu'un auteur célèbre fût cautionné par un président oublié. Il n'en reste pas moins que c'était un très bel élan du coeur dont je remercie vivement le Pommier des Français. Ce qui l'avait motivé ? Je vais te dire, prépare-toi au choc : Béru et Berthe viennent d'avoir un enfant. Un vrai, bien à eux, déjà gras et dégueulasse, car bon sang ne peut mentir. C'est pas de l'événement pur fruit, ça ? Ouvre vite la fenêtre, je sens que tu vas t'évanouir.

127 127 Fais pas dans le porno... :
Voici un San-Antonio d'horreur. Mon premier. Pourquoi ai-je tant attendu avant d'aborder ce genre délicat ? Mystère. Car enfin, l'horreur, je sais ce que c'est. Chaque fois que, rentrant de voyage, je trouve un mètre de courrier sur mon bureau, ou que ma petite bonne portugaise laisse brûler le gratin de cardons, ou encore que je me trouve dans un banquet aux côtés d'un vieux gland surdécoré, l'horreur me livre toutes ses sensations fortes. Eh bien, malgré ma connaissance approfondie de la question, j'hésitais à plonger. Mais maintenant, c'est fait. Et tu vas voir comme! Pour mettre le paquet, j'ai mis le paquet ! Si tu trouves que c'est trop, va m'attendre dans le prochain. Tu le trouveras à ta mesure car ce sera une histoire de cons.

128 128 La fête des paires :
Quand j'ai sonné à la porte d'à côté, je ne savais pas que ce serait M. Blanc qui viendrait m'ouvrir. De même, j'ignorais qu'il était sénégalais et qu'il possédait toutes les qualités requises pour devenir mon ami d'enfance. Et puis voilà... Il m'a ouvert et on s'est mis à vivre des trucs comme tu peux pas savoir si tu ne lis pas ce vachement beau livre. C'a été la fiesta de la castagne, espère ! Et celle des paires, donc ! Inutile de me bricoler la prostate, ma poule : je ne dirai pas de quelles paires il s'agit. Mais tu vois : faut rencontrer les gens pour comprendre qu'ils vous manquaient.

129 129 Le casse de l'oncle Tom :
Attention ! Ceci est un événement ! Le San-Antonio le plus copieux depuis " La Comédie humaine " de Balzac ! Le vacarme que tu entends, en provenance de la rue, c'est la Metrogolvinge et la Paramoule qui se flanquent sur la gueule pour m'acquérir les droits cinégraphiques. Quand t'auras lu l'oeuvre, tu ne dormiras plus avant la prochaine conférence de presse de Canuet. Tes cellules auront beau sucrer les fraises, jamais tu n'oublieras cette chose magistrale, voire foutrale. En achetant ce book, crois-moi, c'est pas une dépense que tu engages, mais un placement que tu fais. Si tu laisses ça en héritage à tes chiares, tu pourras clamser la tête haute : y aura eu une trace de ton passage en ce monde.

130 130 Bons baisers où tu sais :
Combien d'temps croyez-vous-t-il que ça durera-t-il, c't'absence de mon Béru, commissaire ? Ce silence ? J'vais prendre un avocat et m'reconstituer partie civique. Réclamer des hommages et intérêts! Un homme comme mon homme, ça vaut son poids d'pognon, croiliez-moi ! Faut qu'l'Etat va m'le payer, commissaire. Sans compter qu'un chibre comme l'sien, au grand jamais j'retrouv'rai l'même. C'tait classé monument hystérique, un noeud de c't'acabitl Les taureaux faisaient la gueule quand y voiliaient limer c'pauv'Alexandre-Benoît dans la nature. Ca va faire deux mois que j'étiole du frifri, commissaire. C'est plus une vie ! (Doléances de Berthe Bérurier.)

131 131 Le trouillomètre à zéro :
Ils voulaient pas que je sorte ce livre. Ils m'ont dit : " Non ! T'as pas le droit, des choses pareilles, de les mettre sur le marché ! " " Elles sont épouvantablement affreuses ", ils m'ont dit ! " Elles vont leur chanstiquer la pensarde, comme à toi dans le bouquin ! " " Des lecteurs aussi fidèles, Ça se ménage, ils ont ajouté. Ils ont droit que tu fasses gaffe à leur mental. " " Rends-les pas fous, Sana! Ce serait trop injustement injuste! En tout, y a des limites à pas enfreindre ! " Ils m'ont dit bien d'autres trucs encore. M'ont balancé des menaces odieuses, même, je certifie. Z'ont même demandé au président de la République d'interviendre. Et il l'a fait ! J'ai la lettre, te la montrerai ! Mais moi, plus on veut me dissuader, plus j'obstine. C'est dans mon caractère ! Alors, voilà ce bouquin, intact ! J'y ai pas déplacé une virgule, pas une faute de français ! Un petit conseil ultime : si tu portes un râtelier, ôte-le avant de le lire, car il est désagréable de bouquiner en produisant un bruit de castagnettes !

132 132 Circulez y a rien à voir :
Roman délimité de qualité supérieure par la chambre de commerce de Pointe-à-Pitre. Aurait dû s'intituler " La tour Eiffel dans le train ", ce qui était bien plus marrant, moi je prétends; mais " ils " ont trouvé que ça faisait vulgaire. Alors, bon, qu'est-ce tu veux que je te dise, hein ? Mais franchement, la démocratie, c'est juste l'idée qu'on s'en fait ! Toujours est-il que la tour Eiffel est bel et bien dans le train et que tout ce qui s'ensuit, ben mon vieux, tu m'en diras des nouvelles ! Tu connaissais pas " Les Mystères de Nouille York " ? Les voici !

133 133 Galantine de volaille pour dames frivoles :
Dans le numéro spécial de " Lire " (plus de 800 pages) qu'il a consacré à San-Antonio et qui s'intitule : " SAN-ANTONIO, son vit, son oeuvre ", Bemard Pivot a écrit dans sa brillante introduction que San-Antonio était le plus grand écrivain de langue française après Shakespeare. Le célèbre journaliste, monarque incontesté de la littérature actuelle, vient de nous adresser un rectificatif pour nous dire sa crainte de voir cet " après " mal interprété et créer une notion de subaltemité dont San-Antonio aurait à souffrir par rapport à Shakespeare ; il préférerait substituer à son " après " la préposition " depuis ", qu'il juge moins équivoque. Nous le remercions pour sa grande probité morale et espérons que le présent ouvrage renforcera encore son admiration pour l'immense écrivain. Les éditeurs.

134 134 Les morues se dessalent :
Si tu prends ton whisky " on the rocks ", viens vite avec moi dans ce book. Car, pour ce qui est de la glace, tu seras servi ! Le Groenland, mon pote ! C'est-à-dire une calotte glaciaire de 2 000 km de long, sur 3 km de hauteur (la largeur, je me la rappelle plus, mais si tu la franchissais sur les fesses, tu aurais les miches en flammes ! ). Si ça te dit de faire une chouette balade en traîneau à clebs, d'assister au plus grand tournoi d'éjaculation de l'hémisphère Nord et de vivre une aventure scientifique capable de flanquer la courante à un ours blanc, ne rate pas cette oeuvre prodigieuse. Elle te permettra en outre de connaître Marika, la superbe femme de ma vie. Mais n'essaie surtout pas de faire le mondain avec elle, hein ? Sinon tu aurais de mes nouvelles. Et pas des bonnes !

135 135 Ça baigne dans le béton :
M. Blanc m'avait pourtant prévenu : " Quand on entre dans le grosso modo du Lion, rien ne va plus ! Une période de haute merde commence. " Tout foire : les femmes les plus choucardes deviennent tartes comme un plat de furoncles et les mecs les plus virils se mettent à goder comme des cravates! Voilà pourquoi, ayant à charge de protéger un couple de vieux kroums gâtochards, nous nous retrouvons, mes potes et moi, avec quatre cadavres sur les brandillons. Moi, tu me connais ? Au début, je ne voulais pas y croire, cartésien comme il est, ton Sana. Seulement, j'ai vite pigé ma douleur ! On vit une époque épique, je te jure !


5ème type de couverture

SA

4ème de couverture

Couverture

136 Baisse la pression, tu me les gonfles ! :
Un compresseur. Deux cons pressés. Deux comprimés. Deux cons primés. Bérurier devenu obsédé sexuel. M. Félix dont le paf est classé monument historique. Une Autrichienne qui nous fait passer des moments hystériques. Une dizaine de cadavres. Ca, c'est le résumé de ce livre - Maintenant, si tu veux tous les détails croustillants, faut l'acheter, mon pote ; qu'est-ce que tu veux que je te dise! Je ne vais tout de même pas te faire peur et te faire triquer juste avec une quatrième page de couverture !

137 Renifle, c'est de la vraie :
Bonne nouvelle : la chasse aux perdreaux vient d'ouvrir ! Oui, mais sale nouvelle pour les perdreaux ! Les flics se ramassent à la pelle dans les rues de Paname ! Il faut absolument qu'on fasse quelque chose, non ? Alors on fait. Béru, par exemple, se déguise en gardien de la paix. Comme il prend du service dans le quartier des putes, c'est pas triste, malgré l'hécatombe ! Franchement, si t'es contre la chicome, la baise et la franche rigolade, vaut mieux que tu relises l'annuaire des Chemins de fer.

138 Le cri du morpion :
" A ses débuts, il avait été accompagnant pubien à Lord d'un clochard de la place Maubert. " Ainsi commence la biographie de ce minuscule et très épisodique personnage qui se nomme Arsène et qui est morpion de service dans ce livre. Je ne pensais pas, en carambolant la jolie Marie-Maud, que ce facétieux animal allait m'emmener non pas en java mais à Java. Qu'à cause de lui, j'allais devoir mettre en l'air une quantité de gens peu honorables au demeurant et assister au sacre tragique de Bézaphon II, le sultan de Kelbo Salo ! Comme quoi, il ne faut jamais qu'un morpion sorte de sa réserve. Si par hasard tu en as un qui la ramène, envoie-le se gratter.

139 Papa, achète-moi une pute :
Je vais te dire une bonne chose : les gens qui ont un don, faut s'en gaffer pire que du fisc. C'est bien joli, un don, mais ça peut avoir des conséquences. Moi, le don de Bruno, merci bien !
J'ai failli y laisser mes os. En tout cas, j'en sais des moins vergeots qui en sont clamsés sans avoir vu Venise. Heureusement que les corbillards ne sont pas en grève, parce que alors, on allait se ruiner en déodorants.

140 Ma cavale au Canada :
J'aime mieux prévenir. Celui qui entreprend la lecture de " Ma cavale au Canada " doit avoir le coeur et les roustons bien accrochés, car il y a davantage d'épisodes dramatiques dans cette oeuvre magistrale qu'il n'y en a eu pendant toute la demière guerre et plus de scènes de baise que n'en comptent les règnes d'Henri VIII et d'Elisabeth II réunis. Prière d'éteindre sa cigarette avant de pénétrer dans ces pages. A l'intérieur, y a déjà plein de gonzesses qui ont le feu aux miches : inutile d'aggraver les risques. Vive le Québec Livres !

141 Valsez, pouffiasses :
Le monde à l'envers. Tête-bêche comme pour un 69 grand style. D'ordinaire, dans une affaire criminelle, les perdreaux cherchent un criminel. Dans celle-ci, ce serait plutôt un honnête homme qu'ils aimeraient découvrir. Si j'étais un écrivain, j'aurais intitulé ce book " Sang et Nuit ". Mais heureusement pour toi, je suis juste un San~Tantonio. Ce qui va te permettre, au milieu du camage, d'assister à des scènes de baise de force 5 sur l'échelle de Richter. Car elles déferlent, les pouffiasses dans ces pages admirables. Avec ou sans culotte ! Quand t'auras fini cet ouvrage édifiant, regarde sous la table, des fois qu'il en serait resté une pour te bricoler une bonne manière. Heureusement que Béru est là pour battre la mesure. Avec quoi ? Je te dis pas. C'est zob secret !

142 Tarte aux poils sur commande :
Pour bien se préparer à la consommation de la tarte aux poils, il est conseillé de manger beaucoup de coeurs d'artichauts non ébarbés. Ensuite, il est bon d'embrasser le sculpteur César, Alain Bombard ou François Nourissier à pleine joue et de façon répétitive, avant de prodiguer ces baisers fougueux à un manteau d'astrakan (dans la région des boutonnières de préférence). L'entraînement doit être intensif. Songez qu'Arthur Rubinstein s'est fait chier des années avec " La Lettre à Elise" avant d'interpréter ces noctumes de Chopin qui ont assuré sa gloire. Lorsque vous aurez la certitude de bien maîtriser le sujet, vous pourrez vous risquer alors à pratiquer sur une dame la figure dite de " l'enveloppe cachetée ". Pour le reste, faites confiance à votre instinct et allez de l'avant ! Cela dit, il n'y a pas que des séances de tartes aux poils dans ce saisissant ouvrage. Vous trouverez en outre : une balle fondue, huit caïmans (mais peut-être sont-ce des alligators ?), une mine désaffectée, un nègre blanc, une balle de golf particulière et plus d'une tonne de cadavres. Quand vous aurez achevé votre lecture, faites-moi signe : on ira bouffer ensemble. De la tarte aux poils, de préférence.

143 Cocottes-minute :
Tu as déjà acheté de la viande sous cellophane, toi ? Oui ? Ben, faut vivre avec son temps bouffe-merdique, que veux-tu. Mais des bites sous cellophane, t'en as déjà vu des bites sous cellophane ? Jamais ? Moi si ! Lis ce book et t'en auras plein la musette (plein l'amusette). Une aventure pareille, j'ai bien cherché : tu peux pas la trouver ailleurs que dans mon oeuvre. En plus des biroutes par paquets, t'auras droit à des frangines ultra-rapidos du réchaud. Elles te regardent et ton bénouze se transforme en socquette. Je les appelle des cocottes-minute.

144 Princesse Patte-en-l'air :
J'ai encore jamais tringlé dans la famille royale britannique, mais je suis convaincu que tu ne peux pas y trouver une princesse aussi habile tireuse, aussi survoltée du réchaud que celle de ce book ! Et pourtant, des chaudes de la craquette, y en a eu, y en a, et y en aura encore aux alentours de Buckinguam Palace! Des terribles, malgré leurs chailles qui traînent par terre ! Des qu'ont la coquille Saint-Jacques large comme l'entrée de Westminster Abbaye, avec plein de capitaines de horse-guards batifolant du bonnet à poils entre leurs jambons ! Mais la mienne de princesse, pour ce qui est de l'entonnoir à chibres, elle est médaille d'or. Plus forcenée de l'arrière-boutique tu meurs ! Du reste, telle qu'elle est, tu meurs aussi ! Parce que cette princesse-là, elle collectionne les coups de braque, mais pas les amants! Style Marguerite de Bourgogne en sa tour de Nesle, si tu vois le genre ? Cela dit, faut que je t'avoue une chose : c'est pas une vraie princesse. Et que je t'avoue encore une deuxième chose : c'est pas une vraie princesse, mais c'est une vraie salope! Est-ce que je me fais bien comprendre ?

145 Au bal des rombières :
Il s'en passe de sévères à l'institut de thalassothérapie de Riquebon-sur-Mer. On est obligé de planquer les cadavres dans les tiroirs car les croque-morts arriveraient pas à tous les croquer ! Ca tombe à qui mieux mieux : les vieillards en premier, ce qui est justice, mais aussi les femmes, y compris les très jolies, ce qui est dégueulasse ! Dans ce très gros book, l'Antonio se surpasse, tu verras. Jamais il s'est montré si farfadingue ni si tringleur ! On lime à toutes les pages, à toute heure et en tous lieux ! Pour couronner le chef-d'oeuvre, t'as droit au premier chapitre des mémoires du Gros, écrits de sa main et intitulés : " Bérurier. Son vit, son oeuvre ". Pas triste ! J'aime autant te parler franchement : si tu rates ce livre, tu rates ta vie!

146 Buffalo Bide :
Chanson de salle de garde : " Non, non, non, Bérurier n'est pas mort Non, non, non, Bérurier n'est pas mort, car il bande encore, car il bande encore. "
Et pourtant ! Oui, pourtant ! Il a bel et bien trépassé à l'ombre des montagnes Rocheuses, notre héroique Buffalo Bide.
Il aura donné sa vie à la France. Et son vit à Cupidon. Qu'il repose en pets. Amen.

147 Bosphore et fais reluire :
Ma Félicie chérie,
Je t'écris d'Istanbul où je vis des choses que tu auras du mal à croire lorsque je te les raconterai. Jamais, de toute ma carrière, je n'aurai eu tant d'ennemis sur le dos à la fois. On peut dire que je bois le calife jusqu'à l'hallali! Je travaille en " poule " avec Violette, une nouvelle inspectrice " ormée " par le Vieux. Béru a complètement défoncé le fondement d'une employée du consulat. Mathias a les poches bourrées de gadgets qui ridiculiseraient James Bond. Quant à Jérémie Blanc, il devient raciste! Mais comme dit Violette : " L'un dans l'autre, on s'en sort. " Je ne me souviens pas si, la demière fois tu m'as fait une blanquette, tu avais bien mis un jaune d'oeuf dedans ? Le mieux est que tu m'en refasses une autre quand je rentrerai. En attendant, je Bosphore. Grosses bises, Ton fils pour la vie.
Antoine.

148 Les cochons sont lachés :
Si un jour on te demande quel est le plus gaulois des San-Antonio, le plus vert, le plus salingue, le plus rabelaisien, le plus scatologique, le plus grivois, le plus too much, réponds sans hésiter que c'est " les cochons sont lâchés ". Peut-être parce que c'est le seul où San-Antonio ne joue aucun rôle, sinon celui du romancier ? Dans ces pages paillardes, Béru et Pinuche sont lancés seuls à l'aventure, afin de dénouer une ahurissante affaire. Mais le pénis " hors paire " de Bérurier sera leur braguette de sourcier.Grâce à cet appendice exceptionnel, ils franchiront tous les obstacles! Comment ? Lis et tais-toi ! L'heure est grave ; l'heure est folle: les cochons sont lâchés ! Retiens ton souffle, ma jolie. Et surtout ne déboucle pas ta ceinture si tu ne veux pas qu'il t'arrive un turbin !

149 Le hareng perd ses plumes :
Tu prends : un vieux duc cacochyme, une grosse virago hystérique, un couple espagnol aimant les films porno, deux homosexuels amoureux, une oie blanche, deux gangsters (dont l'un est américain), quelques malfrats, pétasses et amaqueurs en tout genre. Tu introduis San-Antonio et M. Blanc parmi ce beau monde pour qu'ils y foutent la vérole. T'attends que les armes se taisent. Tu comptes les cadavres. T'éponges le raisiné. Tu te marres un bon coup. Puis tu ranges ce book dans ta bibliothèque, sur le rayon réservé à tes préférés. T'as tout compris ? Bon, alors c'est que tu es en progrès.

150 Têtes et sacs de noeuds :
Et voilà que M. Félix (tu sais, le vieux prof qui possède un sexe d'enfer) a la fermeture Eclair de sa braguette coincée. Avec diligence, Berthe veut le dépanner en s'aidant d'un coutelas. Hélas ! La lame ripe et se plante dans le zob du siècle ! Tu te rends compte ? Le Félix allait à Bruxelles pour épouser une de ses collègues belges: la gentille Irma Ladousse ! Heureusement que Béru et moi sommes là pour faire prendre patience à la future mariée ! Nous voilà tous partis pour le cap Nord, à tringler comme des sauvages. Cela dit, on y va en mission. Et quelle ! Une affaire inouïe pendant laquelle on vit du poignant. Heureusement qu'on lime à tout-va : ça nous repose un peu d'exister ! Toujours se faire tuer, c'est pas une vie!

151 Le silence des homards :
A TOUS MES LECTEURS!
Qu'ils soient mâles, femelles ou hermaphrodites. Ce livre est incontournable si vous souhaitez rester dans la grande famille san-antoniaise. Il marque un virage important dans ma carrière. Si vous avez des amis en voyage aux antipodes (voire même aux propodes), achetez-le-leur, car ils risqueraient de ne plus le trouver à leur retour; et ce serait affreux pour eux. S'ils ne vous le remboursaient pas, Dieu vous le rendrait.

152 Y en avait dans les pâtes :
C'est l'histoire d'un type, au restaurant, qui fait une scène d'enfer au maître d'hôtel parce qu'il vient de trouver un poil dans ses nouilles. L'après-midi de ce même jour, le maître d'hôtel va dans un clandé et aperçoit son client en train de faire minette à une pensionnaire. Il prend le gars à partie : - C'était pas la peine de crier si fort pour un poil dans les nouilles quand on fait ce que vous faites ! lui dit-il. Le client s'interrompt et riposte : - Je crierais plus fort encore si je trouvais une nouille dans ces poils ! Le grand Maurice Chevalier passait pour être plutôt ladre. Un soir qu'il donnait un dîner chez lui, le maître d'hôtel lui demanda à voix haute et intelligible s'il devait passer les fromages. Et Maurice Chevalier s'écria : - Quelle idée ! Y en avait dans les pâtes ! Un jour, dans un restaurant, à l'étranger, j'ai trouvé un gros morceau de phare de voiture dans mon assiette de spaguettis, ce qui m'a rendu perplexe. Je n'ai rien dit, mais je ne l'ai pas mangé. On ne peut imaginer tout ce qu'il y a, parfois, dans les pâtes ! Lis ce bouquin, tu t'en rendras compte !

153 Al Capote :
Le mystère de l'assassinat de Kennedy ? Tiens, fume ! Accompagne-nous dans notre virée U.S. et tu verras ce qu'on en fait du mystère Kennedy, Béru, Mathias et moi. Ah ! évidemment, ça ne s'est pas toujours bien passé, mais contrairement à ce qu'assurait le père Coubertin, l'essentiel, c'est pas de participer ; c'est de gagner. Si tu veux mon avis, ce présent bouquin, dans cent ans on le fera lire encore dans les écoles. " Al Capote " fait partie du patrimoine, désormais. D'autant qu'il est plein d'histoires de cul. Je n'y peux rien si l'Histoire s'écrit avec du sang et des braquemards.

154 Faites chauffer la colle :
Si vous aimez les frissons, alors là vous serez servis, et pas qu'un peu. Tout d'abord il y a ceux, ineffables à combien, qui vous transportent au septième ciel, dont je ne suis pas avare, mes chéries, qui me connaissez bien comme moi je vous sais. Et puis les autres, ceux qui vous flanquent la Sibérie dans l'entresol, transformant vos espérances (c'est bien le mot pour la majorité, non ?) en flétrissures ectoplasmiques. Je sens déjà que vous salivez d'avidité libidineuse et castagnettez de délicieuse frayeur anticipée avant même de mouiller votre doigt pour... toumer la première page de ce récit hautement édifiant.

155 La matrone des sleepinges :
T'as déjà pris l'Orient-Express, toi ? Jamais ? Alors t'as tout raté! Tu sais qu'il s'en passe des choses dans ce train de rêve ? Et pas seulement celles que tu crois. Des choses que t'en reviendras pas. Je connais des tas de mecs qui n'en sont pas revenus. Qui n'en reviendront jamais ! Cela dit, la baronne Van Trickhûl ne le prend pas à chacun de ses trajets. En voilà une, je te la recommande ! La Matrone des Sleepinges, je l'appelle. Au retour, j'ai essayé de compter les macchabées jalonnant sa route ; comme j'avais pas de calculette, j'y ai renoncé. Mais lorsque t'auras terminé la lecture de cette épopée ferroviaire, tu pourras t'y coller, si ça t'amuse. Si on te filait dix balles par tête de pipe, t'aurais de quoi prendre l'Orient-Express à ton tour. Auquel cas tu devrais faire poinçonner ton bifton plutôt que ta tronche !

156 Foiridon à Morbac City :
Le gonzier qui passe sa vie dans ses charentaises, à concocter d'illusoires tiercés et quintés plus, ne peut pas s'imaginer tous les amphigouris de ce monde. Je te prends "la fête du banc", dans l'Utah, tu savais qu'elle existait, toi ? Moi non plus. Ben, elle existe, mon vieux, et j'ai failli m'y faire lyncher. Béru, M. Félix, le Marquis ont eu des avaries de paf si terrifiantes que leur trompes de l'émisphère sud, mondialement réputées, filaient la gerbe aux coyotes.
Si t'as pas peur d'affronter le bizarre, lis ce book d'extrème urgence. Tu y rencontreras d'inoubliables personnages: Roy, dit "Petit Gibus", qui, à six ans, pilote une dépanneuse; Ivy, la femme du pasteur qui raffole de la levrette; Le cow-boy suisse qui tire plus vite que son ombre. Sans parler du shérif, un drôle de pourri qui m'a viandé de première ! Non, franchement, t'as pas le droit de passer à côté de cette histoire. Si tu négligeais la lecture de Foiridon à Morbac City, tout le monde se foutrait de la gueule. T'as pas besoin de ça !

157 Allez donc faire ça plus loin :
Alors çui-là, mon pote, pour te le résumer !... J'ai demandé de l'aide, mais Montaigne lui- même n'a pu y arriver. Attends, je vais tout de même essayer...
C'est l'histoire d'un trio de terroristes, planqués chez l'ancien colonel Casimir Lemercier, et qui braque un fusil à lunette d'un genre très spécial sur le restau où je suis en train de bouffer avec ma maman. Et puis...Non, je m'y prends mal. C'est l'histoire d'une petite journaliste qui veut écrire plus haut que son joli cul et qui...Ça ne va pas non plus ! Voilà, c'est comme ça: Condor-miro, un vieil Indien qui crèche au coeur de l'Amazonie, entend, par une belle nuit équatoriale...Non, non ! Ça non plus, je le sens pas. Quoi donc ? Eh bien, achète ce book, tu verras illico !

158 Aux frais de la princesse :
Tu te rappelles le Vieux ? L'homme au crâne poli et à la langue agile ? Chilou, mon prédécesseur Achille, notre bon vieux Dirlo, le Dabe, dont l'exquise politesse n'avait d'égale que la mauvaise foi. Eh bien ! figure-toi qu'il a disparu !
Volatilisé, le bouffeur de chagattes ! En même temps qu'une petite comédienne dont les " coups de chaleur " sont réputés à Paris et dans la France métropolitaine. En apprenant ça, tu te dis qu'ils sont allés enfiler le parfait amour dans un coin peinard ? Zob, mon pote ! A côté de la plaque ! Quand tu sauras ce qui s'est passé, t'auras les roustons qui te gicleront des orbites ! Dans ce book, on y va à fond la caisse! Emporte ton détachant pour les éclaboussures !

159 Sauce tomate sur canapé :
Ça commence comme ça: t'as un gars qui fait du patin à roulettes dans Paris. Il arrive devant une terrasse de brasserie, s'arrête et flingue un consommateur. N'après quoi, il file comme un dard.
Le consommateur avait un sac bourré d'osier à ses pieds. Mais personne ne s'en préoccupe. Tu trouves pas ça blizzard, toi ?
Si, hein ? Ben alors, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Lis ce book ! A moins que tu sois maso et rêves de mourir idiot !

160 Mesdames, vous aimez "ça" :
La vérité ? Rarement je suis passé aussi près de la grande faucheuse que dans ce book. Un tout petit peu plus, c'était : "bon suaire, m'sieurs-dames" sur l'air des lampions.
Et tout ça, tu veux que je te dise ? A cause d'une gentille opticienne qui n'avait pas mis de culotte pour faire sa vitrine. Nous autres tringleurs, on est peu de chose, tu sais !
Pendant que j'y pense : n'en parle pas à maman, elle se ferait du mouron. Tu connais Félicie !...

161 Maman, la dame fait rien qu'a me faire des choses :
C'est beau, un bordel. C'est confortable. On y passe généralement de bons moments.
Sauf quand il y vient des gens bizarres. Alors il arrive que les choses se gâtent et qu'on se mette à y mourir à qui mieux mieux.
Un conseil: ne jamais ouvrir la fenêtre donnant sur la rue, sinon t'es obligé d'appeler les pompiers.
Et les pompiers dans un bordel, quoi que tu en penses, ça la fout mal !

162 Les huitres me font baîller :
Des années que j'avais pas revu ce crevard d'Ambroise. Un flic qui avait mis un pied dans le Milieu et l'autre dans la gadoue. A l'époque, Béru, son beauf par mésalliance, lui avait flanqué la rouste du siècle. Et puis, voilà que ce tordu réapparaît, toujours en pleine béchamel, avec un cadavre sur le toit de sa bicoque.
On essaie de lui sauver la mise, Berthe et moi, mais quand t'as pas le fion bordé de nouilles, t'as intérêt à te retirer dans une lamasserie du Tibet. Moi je dis: y a des mecs, leur papa aurait mieux fait d'éternuer dans son mouchoir !


6ème type de couverture

SA

4ème de couverture

Couverture

163 Turlute gratos les jours fériés :
Que tu sois religieux ou non, l'idée te viendrais jamais d'aller zinguer quelqu'un dans un confessionnal, je parie ? Eh bien tout le monde n'est pas comme toi, mon joli ! A preuve, cette dame défuntée de mort violente dans la guitoune aux péchés. Mais le plus farce, si j'ose dire, c'ets qu'elle-même s'apprêtait à flinguer son confesseur ! Tu parles d'une chasse à courre, mon neuveu ! Cela dit, ce que je te raconte n'est que le début du book. Son gracieux point de départ. Je te cause pas de l'arrivée ! Alors là, espère: ceux qu'auront pas numéroté leurs abattis auront intérêt à retourner chez leur mère pour lui demander qu'elle les refasse ! Après tout, pourquoi elles auraient pas droit à un brouillon, les mamans ? Je constate de plus en plus qu'en neuf mois t'as pas le temps de faire quelque chose de bien!

164 Les eunuques ne sont jamais chauves :
Le plus terrifiant bras de fer de ma carrière me met aux prises avec un tyran fou. Il pleut des morts ! Partout le danger ! D'accord, je baise énormément pour pouvoir conserver le moral, n'empêche que je traverse une zone à hauts risques davantage semée d'embûches que la place de la Concorde.
Là où je vais, si tu veux revoir Paris, faut ouvrir l'oeil et serrer les miches. Seulement moi, tu me connais ? C'est les poings que je serre et la porte de devant de mon bénard que j'ouvre. En grand ! C'est bon pour la ventilation de mes aumônières.

165 Le pétomane ne répond plus :
Tu y crois, à la sorcellerie, toi ? Par exemple je t'affirmerais qu'une horde de loups hurlent dans la banlieue parisienne les nuits de pleine lune, tu penserais que je suis givré, non ? Que j'ai la dure-mère trop fibreuse ? Et pourtant je sais un gonzier qui s'est fait claper tout cru dans son plumard, une noye de pleine moon. P't'être que la lune était aussi bourrée que lui, pour la circonstance ? En tout cas, t'aurais même pas pu faire des hamburgers avec ce qui restait de lui !
Moi dans cette histoire de cornediable, j'ai bien failli y laisser mes os, ainsi que la bidoche qui est autour. Tu sais notre vie est fragile, quand on y pense.

166 T'assieds pas sur le compte-gouttes :
Faut toujours se gaffer des pays où il ne se passe rien. Parce que en général, il s'y passe des trucs-machins pires qu'ailleurs. Ainsi de l'Uruguay. Moi je croyais que Montevideo, sa capitale, n'était intéressante que pour les cinq pieds qu'elle apporte à une chanson. Fume !
Si nous n'avions pas été à la hauteur, Béru et moi, on y aurait laissé nos belles plumes de coq ! Heureusement qu'on a pu s'y faire rigoler la zize à s'en gonfler les amygdales sud ! Quand on a tout paumé, il nous reste au moins le chibre. Nos petites potesses n'en demandent pas davantage, t'es d'accord ?

167 De l'antigel dans le calbute :
Tu le savais, toi, que la Namibie existait ? Il a fallu que j'y aille pour m'en asssurer. Et j'ai eu raison parce que, là-bas, il s'en passe des choses. Ca se chicorne à mort dans ce book. Avec la peau de tous les gaziers qui y défuntent tu pourrais refaire le tapis de Palais des Sports.
Ca me la sectionne au ras des frangines, que tant de gens sacrifient leur garce de vie, une et indivisible, sur l'autel de l'arnaque. Note que les flics dans mon genre sont encore plus cons puisqu'ils font cadeau de la leur !
Car notre devise, à nous autres, c'est: "Pas le beurre, pas l'argent du beurre: tout à la graisse d'oie !"

168 La queue en trompette :
D'après certains renseignements que j'ai obtenus, il y a deux basset-hound dans la vie de San-Antonio. Le premier était une chienne nommée Jezabelle, mais qui s'appellait Belle tout court. Elle est morte pour avoir mangé une taupe empoisonnée. Le deuxième, c'est moi: Salami.
Malgré mes origines britanniques, je sors d'un élevage italien dirigé par un ancien chef de la Police romaine. Je dispose de plusieurs particularités dont la principale est de comprendre couramment le langage humain, voire même de le parler pour peu qu'on établisse un code. Autre singularité de mon personnage: je préfère les femmes aux chiennes, bien que je n'aie pas eu l'occasion d'en consommer à ce jour. Encore un fait saillant: je ne réponds pas quand on me siffle. Mon hérédité anglaise, sans doute. Au restaurant, j'abomine "la gamelle à Médor" sous la table. Généralement, je prends mon repas assis sur une chaise, en face ds San-A. J'ai encore beaucoup, beaucoup d'autres choses pas tristes à révéler; mais je ne vais pas résumer au dos d'une couverture ce que mon connard de maître à raconté en trois cents pages ! Il aurait l'air de quoi ?

169 Grimpe-la en danseuse :
Elle était un peu géante sur les bords. Mais comme elle se tenait assise, ça ne se remarquait pas. A la verticale, jamais je ne lui aurais fait du rentre-dedans et l'effarante aventure qui s'en est suivie, serait restée inconnue. Enfin le destin fait ce qui lui plaît ! C'est pour cela qu'il est marrant.
Quand j'ai constaté le gigantisme d'Astrid, je m'étais avancé trop loin: la menteuse dans la clape, l'index et le médius dnas la case trésor ! Me restait plus qu'à continuer. D'autant qu'à l'horizontale, un nivellement s'opère, t'as remarqué ? En tout cas, on l'a senti passer, Béru, M.Blanc, ma Pomme et surtout Salami, mon clébard magique ! En voilà un qui en vaut deux, je te jure ! Et il en a deux qui en valent cent !

170 Ne soldez pas grand-mère, elle brosse encore :
La nouvelle est tombée, sèche comme un coup de bite d'octogénaire: il n'existe, dans notre bon vieux système solaire, aucune planète habitée en dehors de la notre ! Je le pressentais, mais ça fait tout de même un choc. Nous sommes juste quelques milliards de glandus à nous branler les cloches sur une boule minuscule perdue dans l'immensité sidérale. Ca te remonte pas les testicules à la place des amygdales, toi ? Les gens existent et sont cruels ! Comment se peut-ce ?
Je te prends les personnages de ce livre...Des démons vivants ! Des sadiques ! Des sangunaires ! A sulfater tout crus ! A empiler dans une fosse emplie de chaux vive ! Les frangines pire que les matous ! Te sucent le pénis, mais te bouffent les roustons à pleines chailles ! Se laissent baiser pour mieux te véroler l'existence ! Comparé à elles, le démon est un enfant de choeur qui gagne à être connu.
J'exagère ? Viens faire un tour dans ce book, tu comprendras ! Allez, ciao ! C'est l'heure de la prière.

171 Sauce tomate sur canapé
Ça commence comme ça : t'as un gars qui fait du patin à roulette dans Paris.
Il arrive devant une terrasse de brasserie, s'arrête et flingue un consommateur. N'après quoi, il file comme un dard. Le consommateur avait un sac bourré d'osier à ses pieds. Mais personne ne s'en préoccupe.
Tu trouves pas ça blizzard, toi ?
Si, hein ?
Ben alors, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Lis ce book ! A moins que tu sois maso et rêves de mourir idiot !
Sauce tomate sur canapé
172 Ceci est bien une pipe
A l'époque du bienheureux Al Capone, L'Amérique connut " la guerre des gangs ". Le conflit a fait moins de victimes que celui de 14-18, toutefois, il a été sévère. En ce temps là, quand tu dérapais sur un trottoir, c'était dans une flaque de sang plutôt que sur une peau de banane ! Y avait des flingueurs partout : dans les restaurants, les cinoches, les églises, les pissotières et les rues, surtout ! On croyait ces fantaisies révolues. Fume, mon grand, fume ! Voilà que, sous une autre forme, tout recommence. En gigantesque ! En omniprésent ! En plus qu'impitoyable ! Le "Consortium", ça s'appelle, cette vérolerie. Et moi, le Sana-joli, avec mon courage démentiel et ma belle bitoune toujours prête, je m'attaque à cette hydre ! Malheur de mes os ! A compter de cet instant, il m'arrive les pires trucs et je marche sur un tapis de cadavres ! Tout s'écroule autour de ma pomme. Apocalypse intégrale ! La mort, l'horreur, la folie ! Le bout du bout, quoi !Ames sensibles s'abstenir ! Quant aux autres, prenez le pied de votre vie ! C'est ma tournée !
173 Trempe ton pain dans la soupe
Si je m'attendais à cette nouvelle !
Moi, léternel polisson, le cavaleur effréné, le trousseur de jupons, le détrousseur de culottes, l'homme qui justifie la position verticale et en invente d'autres.
Moi, Sana, devenu ...
Non, je ne peux pas t'annoncer ça de but en blanc, ce serait gâcher la marchandise.
Par ailleurs, sache qu'autour de l'événement, se déroulent des aventures à en paumer son dentier dans la chaglatte d'une friponne !
Pour célébrer la chose, chantons tous en choeur la Marseillaise !
Ça le mérite !"

Trempe ton pain dans la soupe

174 Lâche-le, il tiendra tout seul
Dis-moi, Bicouillet, des livres d'horreur, t'en aslu des livres d'horreur ? Oui ? Et d'épouvante ? Aussi ? Il st'ont plus ? Pas toujours ! Parce qu'ils étaient écrits par des moudus, mon pote. Les auteurs te la jouaient surnaturelle :fantômes, vampires, hémoglobine ! A glagla, mon cul ! Ligote ce book et écoute la différence ! Si t'as pas froid aux noix, c'est parce que t'auras mis ton slip de vison ! N'en plus , y a la haine , e vilain brasier de l'âme; elle flambe haut, et moi qui me cryais incapable d'en éprouver ! Ben tu nous verrais en cavaliers de l'apocalypse, Jérémie, Béru et ma pomme ! De la folie furieuse !
Tu veux que je te dise, cette histoire? J'aurais dû l'écrire au lance-flammes !


Hors Séries de Frédéric DARD

Date

Titre

Couverture

1941 Cacou, l'oeuf qui n'en fit qu'à sa tête

1946 Les pélerins de l'enfer

1951 Du plomb pour ces demoiselles

La tête du Rital éclata comme une pomme sur la dernière marche qui était en marbre rose...

Du plomb pour ces demoiselles

1956 Les salauds vont en enfer

A Christine Garnier qui aima la pièce.

A Robert Hossein qui réalisa le film.

A Armand de Caro, qui voulut le roman.

1956 Délivrez nous du mal

A Odette

P.L.V

F.

1956 Les bras de la nuit

C'est l'heure incertaine et blafarde où les hommes prennent conscience de la peur originelle qui est en eux. L'heure où se tendent lentement les bras de la nuit.

1956 Le bourreau pleure

1957 Cette mort dont tu parlais

1957 On n'en meurt pas

Le boxeur, terrassé remua faiblement et fit un effort inouï pour se mettre sur le flanc...

1957 Le pain des fossoyeurs

A François Richard, pour le remercier des corrections qu'il m'a administrées

1957 C'est toi le venin

Je suis peut-être la vipère, en tout cas c'est toi le venin...

1957 Des yeux pour pleurer

1958 Ma sale peau blanche

1958 Une gueule comme la mienne

Au fond de la baignoire, entre ses jambes maigres, il y avait un rasoir ouvert...

1958 Le tueur triste

Elle s'est sauvée sans demander son reste. Je me suis rendu compte que je venais d'y aller un peu fort...

1958 Toi qui vivais

 

1959 Coma

 

1959 Les scélérats

1959 Rendez vous chez un lâche

1959 La dynamite est bonne à boire

Il lui fourra de force le manche du couteau dans la main. Les doigts de la jeune femme se crsipèrent sur la corne lisse

Un tueur (Kaput)

Les confessions de l'ange noir

L'homme de l'avenue

1958 Les derniers mystères de Paris
ou Mausolée pour une garce

1960 Les mariolles

1960 Puisque les oiseaux meurent...

1961 L'accident

1961 Le monte charge

A PHILLIPE POIRE

mon fidèle lecteur.

son fidèle auteur.

F.D.

1961 Le cauchemar de l'aube

1962 Le cahier d'absence

1962 Le sang est plus épais que l'eau (Dard/Hossein)

1962 L'homme de l'avenue

L'accident, la Mercedes, le téléphone muet, tout cela n'était que les accessoires d'un songe stupéfiant...

1962 La pelouse

1963 Quelqu'un marchait sur ma tombe

A Abder ISKER,

ce drame au ralenti,

en témoignage d'amitié fidèle.

F.D.

1963 La mort est leur affaire (Frédéric Charles)

1964 L'histoire de France vue par San­Antonio
(Jaquette de Dubout)

Paris ne s'est pas fait en un jour, et la France ne s'est pas faite toute seule! Les plaques de nos rues et les socles de nos statues portent les noms des responsables: ça va de la rue Vercingetorix à la rue Charles-de-Gaulle. Et pourtant le nom le plus important est absent de nos places, de nos avenues, de nos boulevards et même de nos impasses: celui de Bérurier. Or, ce sont les Bérurier qui ont vraiment fait la France. Avec leurs mains, leurs sang et leur sueur. Avec leur esprit aussi. Soucieux de réparer cette criante injustice, j'ai essayé de reconstituer leur trajectoire dans le temps. BERURIER A TRAVERS LES AGES. Tel aurait pu être le titre de ce livre qui n'est pas une mystification, mais au contraire une démystification. Comme le langage, l'Histoire se doit de rester vivante; c'est pourquoi je me suis attaché à en secouer la poussière, à en "plumeauter" les toiles d'araignée, à en dédorer les tranches, les couronnes et les auréoles et à la saupoudrer d'éclats de rire. Un petit travail de réfection, quoi! Il m'a permis de constater qu'on nous avait doré l?histoire de France avec cette même poudre aux yeux qui sert aussi à nous dorer la pilule!

1965 Le Standinge selon Bérurier (Jaquette de Dubout)

1965 Refaire sa vie

1966 Une seconde de toute beauté

La mort ne vous concerne ni mort ni vif.

Vif parce que vous êtes.

Mort parce que vous n'êtes plus!

Montaigne.

1967 Béru et ces dames

Vous ne vous doutiez pas, que Bérurier et Diogène avaient un point commun: une lanterne! Seulement, celle de Béru est rouge...

1968 A San Pedro ou ailleurs...

La colère me faisait bafouiller. Tout ce que je n'avais jamais osé dire à ma femme, je le crachais à cette fille quasiment inconnue...

1969 Les vacances de Bérurier (Jaquette de Dubout)

Le plus cocasse, le plus délirant, le plus fou fou fou, le plus san-antoniesque des SAN-ANTONIO

1970 Béru Béru (Jaquette de Dubout)

Les femmes aussi aiment San-Antonio!

"Pourquoi j'aime les livres de San-Antonio? Parce qu'ils me font mourir de rire. Je l'avoue sans honte, sans éprouver le besoin de me justifier en faisant remarquer que, mine de rien, leur auteur est un écrivain véritable, sérieux. Le Rabelais de notre époque. Rions avec San-Antonio, notre ami, champion du rire toutes catégories: petit rire, gros rire, fou rire, rire de coin, rire bon enfant, rire vengeur, contrepèteries, à-peu-près, calembours, San-Antonio ne fait pas la fine bouche. Nous non plus. C'est si bon de rigoler sans fiare de manières, de se détendre, des dilater la rate, de se tenir le ventre, de s'étouffer de rire, d'en hurler, d'en pleurer. QUiconque nous fait rire est notre meilleur ami. Un conseil: lisez San-Antonio. Son petit monde deviendra le votre."

Marcelle SEGAL (La Suisse)

1971 Initiation au meurtre

1971 La sexualité

Voici un "San-Antonio" comme vous n'en avez encore jamais vu! Une parodie débridée de l'érotisme qui, de nos jours, submerge le monde de la littérature et du spectacle. Que vous soyez virils ou impuissants, la lecture de ce livre vous passionera. Jamais San-Antonion'est alleé aussi loin dans la caricature, dans la bouffonnerie, dans la farce, dans "l'hénorme". "La Sexualité est grouillante de personnages démesurés qui appartiennent désormais à la littérature.

1973 Le maître de plaisir

1973 Les Con

Quel est le con qui a déclaré un jour que nous étions cernés par les cons? Alors que ce sont les gens intelligents qui nous cernent, au contraire. Ce qui est bien plus tragique, car les gens intelligents sont généralement de sales cons. Cela dit, le livre ci-joint est une histoire de con. A la con. Par un con. Pour les cons? Depuis si longtemps j'avais envie de me déconner un petit peu...en déconnant. Mais comment? Mais à travers quoi: un traité, une lettre ouverte, une autobiographie? Comme je n'arrivais pas à trancher, j'ai choisi d'exprimer par roman policier, comme toujours. Cons à péripeties, quoi; à épisodes...Seulement, ça restait trop en marge de la question, fatalement. Si bien qu'en cours de rédaction, j'ai commis quelques pensées, oui, mon cher: des pensées! (Moi!?). Et puis parce que ça ne m'avait pas encore soulagé, j'ai marqué ensuite un essai (comme Montaigne): Il n'est pas transformé. Tu le trouveras nature dans "Con Magazine" dont on a magistralement réuni ici la collection complète et définitive. Voilà pourquoi ce bouquin pèse lourd (uniquement dans la balance des pététés, car, rassures-toi, j'ai horreur de faire tarter le lecteur). Or, malgré toute cette déconnade, je n'ai toujours pas joui en plein. Tu sais pourquoi? Parce que le monde entier est con et que je ne peux pas parler du monde entier. Exhaustif à ce point, il n'y faut pas songer. On écrit sur les minorités, jamais bien sur les majorités. Enfin voici tout de même "Les Con", t'auras qu'a détacher les vrais qui s'y agglutinent pour les enfiler sur une tringle. Et si ce titre te paraît singulier, lis le livre pour t'en faire un pluriel!

1974 Les séquestrées

1976 La dame qu'on allait voir chez elle

1976 Si "queue d'âne" m'était conté

Il y aura toujours foule pour rire avec San-Antonio.
Le Nouvel Observateur

San-Antonio est entré dans le folkore français: cent petits livres on fait une grande oeuvre.
L'Express

Le grand public à bon goût: il n'a pas eu besoin qu'on lui dise que San-Antonio était un grand écrivain. Il l'a découvert tout seul.
Le Journal du Dimanche

Etre compris sans donner prise: tel est le but constant de son flux verbal, qui ne ressemble qu'à lui même, et qu'il appelle trop modestement ses "conneries"
San-Antonio: un phénomène dans l'histoire de l'édition, un des plus grands succès du siècle.
Le Figaro

1977 Histoires déconcertantes

1979 Y-a-t'il un français dans la salle ?

Enfin l'évenement que tout le monde attendait: SAN-ANTONIO et Frédéric Dard "ont opéré leur jonction".

1980 Les mots en épingles de San-Antonio

1981 Les clefs du pouvoir sont dans la boîte à gants

Sadique et pathétique San-Antonio.

1984 Faut­il tuer les petits garçons
qui ont les mains sur les hanches ?

L'oeuvre de San-Antonio est sans conteste un monument de la littérature contemporaine...Profitons de la verve tonifiante de San-Antonio, de ce grand petit garçon, qui pour notre bonheur et notre honneur à su désavouer les pédants, le minus, les minables...

Renée Boviatsis("L'Humanisme de San-Antonio", La Pensée Universelle.)

1988 La vieille qui marchait dans la mer

"Lorsque j'ai commencé ce livre, j'avais l'intention d'écrire une histoire cocasse, haute en couleur: celle d'une vieille aventurière qui se donne un dauphin avant de raccrocher, et le forme à l'arnaque, Je ne me doutais pas, à cet instant, que j'allais commettre l'ouvrage le plus grincant de ma carrière, m'enfoncer dans un conte de fées noir à vous en flanquer le vertige, et peut être même dépasser certaines limites. Mais je ne regrette rien. Quand on est capable de tout il faut le prouver."

1989 Le caviar rouge (Dard/Hossein)

1990 Le mari de Léon

Ce livre raconte l'histoire d'un ver de terre amoureux d'une étoile. Le ver de terre s'appelle Léon. L'étoile s'appelle Boris

1992 Les soupers du Prince

Quand Edouard, dit Doudou, devient Edouard Ier.

"Sire, de grâce, écoutez-moi, je reviens des galères. Je suis voleur, vous êtes roi, c'est à peu près la même affaire."

(Pétition d'un voleur de Sa Majesté, attribuée à Lacenaire.)

1993 Dictionnaire San-Antonio

1994 Ces dames du palais Rizzi

1995 Mausolé pour une garce

1996 Les penséee de San-Antonio

1996 La Nurse Anglaise

- Pourquoi m'avez vous proposé de tuer mon père? questionna la nurse.

- Je pensais que cela vous serait agréable, répondit sir David.

Le livre le plus démesuré de San-Antonio

1998 Le Dragon de Cracovie

1999 Frédéric Dard ou la vie privée de San-Antonio (Francois Rivière)

2000 Napoléon pommier

Napoléon pommier

2001 Céréales killer
  San-antonio entre en scene Monologue

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Version du 9/6/1